Un des frères du clan mafieux Scoppa a été arrêté à Montréal à la demande des autorités américaines, qui réclament son extradition pour le juger dans une vaste affaire de trafic de stupéfiants à travers tout le continent.

«Le groupe aurait comploté pour trafiquer et importer des centaines de kilogrammes de cocaïne et d’autres drogues du Mexique à Los Angeles, dans le but d’ensuite l’exporter au Canada ou pour le redistribuer à travers le pays», a affirmé le bureau des procureurs de la Californie en annonçant l’arrestation de 10 individus, dont Roberto Scoppa.



Roberto Scopa

Roberto Scopa

Photo courtoisie

Scoppa, un Montréalais de 55 ans, est qualifié par les autorités américaines comme un «trafiquant de drogue qui a des liens serrés avec une famille du crime organisé à Montréal». C’est qu’il est le frère de Salvatore et Andrea Scoppa, deux têtes dirigeantes de la mafia italienne qui ont été abattues dans les dernières années.

Roberto, de son côté, se faisait plus discret, mais il semble n’avoir pas réussi à éluder les autorités américaines qui enquêtaient sur lui et le réseau dont il ferait partie. Et après des mois de surveillance, les autorités ont frappé un grand coup ce mardi, avec des frappes en Californie, en Floride, au Texas, mais aussi à Toronto, Calgary et Montréal.



Roberto Scopa

Les autorités américaines ont démantelé, en collaboration avec la GRC entre autres, un réseau de trafiquants de stupéfiants auquel ferait partie Roberto Scoppa, le frère des mafieux assassinés Andrea et Salvatore Scoppa. Courtoisie United States Attorney Office Central District of California

Photo courtoisie, bureau du procureur américain

«Chaque individu avait un rôle dans le groupe criminalisé, avec des fournisseurs au Mexique qui acheminaient la drogue aux États-Unis, des distributeurs, un Canadien qui s’occupait des exportations, des chauffeurs…», affirment les autorités américaines.

Scoppa, un «grossiste»

Scoppa, de son côté, était celui qui achetait des «quantités massives» de drogue, tel un «grossiste».



Roberto Scopa

Les autorités américaines ont démantelé, en collaboration avec la GRC entre autres, un réseau de trafiquants de stupéfiants auquel ferait partie Roberto Scoppa, le frère des mafieux assassinés Andrea et Salvatore Scoppa. Courtoisie Gendarmerie royale du Canada

Photo courtoisie, Gendarmerie royale du Canada

Au total, les policiers américains estiment que le groupe a trafiqué un total 951 kg de cocaïne, 845 kg de métamphétamines, 20 kg de fentanyl et 4 kg d’héroïne. Vendue en gros, toute cette drogue avait une valeur pouvant aller jusqu’à 37 M$ CAN.



Roberto Scopa

Les autorités américaines ont démantelé, en collaboration avec la GRC entre autres, un réseau de trafiquants de stupéfiants auquel ferait partie Roberto Scoppa, le frère des mafieux assassinés Andrea et Salvatore Scoppa. Courtoisie Gendarmerie royale du Canada

Photo courtoisie, Gendarmerie royale du Canada

«Motivés par l’appât du gain, ces criminels détruisent des vies, dévastent des familles et font des ravages dans notre communauté», a affirmé le procureur américain Martin Estrada en félicitant la coopération entre les divers corps de police qui ont participé à l’enquête.

Détenu à Montréal

Scoppa, qui s’est fait passer les menottes par la Gendarmerie royale du Canada, a ainsi brièvement comparu au palais de justice de Montréal. S’il décide de contester la demande d’extradition, le processus pourrait s’étirer sur plusieurs mois. En attendant, il restera détenu à moins d’un avis contraire.



Roberto Scopa

Les autorités américaines ont démantelé, en collaboration avec la GRC entre autres, un réseau de trafiquants de stupéfiants auquel ferait partie Roberto Scoppa, le frère des mafieux assassinés Andrea et Salvatore Scoppa. Courtoisie Gendarmerie royale du Canada

Photo courtoisie, Gendarmerie royale du Canada

«Nous allons analyser la documentation [américaine] avant de prendre une décision pour la suite des choses», a fait savoir son avocat Me José Guédé.

Roberto Scoppa est le propriétaire de l’entreprise Location Tri-Box, qui avait généré de la controverse après que notre Bureau d’enquête avait révélé qu’elle opérait un dépotoir illégal, mais que cela n’avait pas empêché le gouvernement du Québec de lui octroyer un contrat d’enfouissement sur le site d’une future école secondaire.

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