L’histoire de Nicolas Roy est un exemple frappant de résilience et de l’importance de sa garde rapprochée. Confiné à un fauteuil roulant à la même date l’an dernier, le secondeur hybride des Carabins de l’Université de Montréal tentera maintenant de soulever la coupe Vanier, samedi à Kingston.

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Victime d’une fracture à la rotule du genou gauche lors du dernier match du calendrier régulier en 2022, Roy avait assisté impuissant à la défaite des Bleus à la Coupe Dunsmore face au Rouge et Or de l’Université Laval. «Ce n’est pas la blessure qui faisait le plus mal, a-t-il affirmé, mais le plus douloureux était d’être à l’écart sans pouvoir atteindre nos objectifs.» 

Samedi dernier à la Coupe Uteck dans un gain sans équivoque de 29-3 face aux Mustangs de Western, il a réussi une interception, un sac et recouvert une échappée pour recevoir le titre de joueur par excellence. «Ma longue absence me permet encore plus d’apprécier le moment présent, a souligné Roy. C’était le fun la Coupe Uteck, mais on sera satisfait seulement si on gagne la Coupe Vanier.»

Retour à la maison familiale

La période de réhabilitation n’a pas été de tout repos et il est retourné vivre chez ses parents. «Je n’avais pas d’autonomie, a-t-il expliqué. Je ne pouvais pas bouger. C’était difficile de prendre ma douche et je ne pouvais pas me faire à manger. Je n’étais pas autonome. J’ai eu la jambe barrée pendant deux mois et ce fut difficile mentalement.»

«Sans mes parents, je n’aurais pas réussi à passer au travers, poursuit le produit des Nordiques de Lionel-Groulx. Je suis vraiment reconnaissant. Ils ont tout sacrifié pour ma carrière. On était déjà une famille tissée serrée, mais ma blessure et mon retour à la maison ont fait que je me suis rapproché encore plus de mes parents et de ma sœur.»

«Course contre la montre»

Roy a longtemps cru qu’il ne serait pas en mesure de reprendre le collier au camp d’entraînement d’août en même temps que ses coéquipiers. «Ce fut une course contre la montre, a-t-il illustré. J’ai recommencé à courir en mai, mais j’ai commencé à croire en mes chances plus tard. Je n’ai appris qu’une semaine avant le début du camp en août que je pourrais être présent. J’ai obtenu le feu vert de l’équipe médicale. On prévoyait un retour plus rapide. Je pratiquais à 100 pour cent, mais ce fut un retour progressif.»

«Comme athlète, ce que j’aime le plus, c’est de partager du temps avec mes coéquipiers et mes entraîneurs; passer du temps dans le vestiaire et le bus; et l’esprit de camaraderie, ajoute Roy. J’en ai profité à mon retour. Pendant mon absence, c’est ce qui me manquait le plus. Mes parents m’ont amené à quelques entraînements pendant ma réhabilitation et ça m’a beaucoup aidé.»

Aucune attente

Recrue défensive par excellence du RSEQ en 2022, Roy n’avait pas d’attentes à son retour. «Je ne savais pas à quoi m’attendre, a-t-il reconnu. Je voulais juste revenir au jeu. Je n’avais pas d’objectifs, et tout ce que je voulais, c’était de me rendre jusqu’au bout avec mes coéquipiers. Je suis vraiment satisfait de la façon dont ça s’est passé.»

Antoine Pruneau est élogieux à l’endroit de Roy. «Il s’est battu toute la saison pour revenir à 100 pour cent et il a compensé par ses connaissances quand il n’était pas au sommet, a raconté le coordonnateur défensif adjoint et entraîneur des demis défensifs. Nicolas est un joueur polyvalent et super cérébral. Ça va encore mieux actuellement et il voit de nouvelles choses.»

«Même à l’écart du jeu, j’ai gardé ma tête au football et Denis (Touchette) et Antoine m’ont beaucoup aidé à développer mon côté cérébral, de renchérir Roy. Ils étaient toujours disponibles pour moi et je me suis amélioré grâce à eux.»

Ses proches présents à Kingston

À Kingston pour la rencontre ultime, le secondeur hybride pourra compter sur l’appui de ses proches. «Il va y avoir environ 30 personnes pour m’appuyer. C’est fou et vraiment spécial. Ça me fait vraiment chaud au cœur.»





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