Un nouveau sondage confirme l’impopularité de Joe Biden et beaucoup d’Américains se désolent qu’on ne puisse leur offrir autre chose en 2024 qu’un nouvel affrontement entre l’actuel président et Donald Trump. 

La semaine dernière, un nom a recommencé à circuler et nous aurions tort de croire que sa candidature est impossible, peu crédible ou même ridicule. Il s’agit de Dwayne «The Rock» Johnson.

Des précédents intéressants

Pour étonnante ou déconcertante qu’elle puisse être, l’élection d’un président «The Rock» ne constituerait pas une première. Après tout, Arnold Schwarzenegger et Jesse «The body» Ventura ont déjà été gouverneurs, alors que Donald Trump (téléréalité) et Ronald Reagan ont été les occupants du Bureau ovale.

Ronald Reagan, plus expérimenté au plan politique que Johnson, est sans contredit celui qui a connu le plus de succès. Sa victoire de 1984 fut un véritable balayage, un seul État ayant préféré son rival Walter Mondale.

Un attrait monstre et d’indéniables qualités

Imaginons un instant que The Rock annonce qu’il saute dans la mêlée (reste à savoir pour quel parti)? Dès le départ, il a une longueur d’avance, ne serait-ce qu’en raison de sa notoriété. Qui aux États-Unis, ou ailleurs, ne connaît pas la charismatique et sympathique vedette?

Pour mener une campagne, il faut être connu. Il y a peu de parcours similaires à celui de Barack Obama. Inconnu avant son discours à la convention démocrate de 2004, donné perdant face à John Edwards et Hillary Clinton, son ascension fut aussi inédite que spectaculaire.

Si tous s’entendent sur le manque d’expérience de Johnson, son histoire personnelle pourrait cependant inspirer au moment où la division, le cynisme et le négativisme règnent en maître sur Washington. 

Les politiciens du congrès sont plus impopulaires que Biden et Trump! Qui constitue un modèle rassembleur? The Rock a surmonté des difficultés dans sa jeunesse, affronté l’adversité et réorienté sa carrière avant de littéralement s’arracher à l’anonymat à la force du bras.

Plus qu’un athlète ou un acteur, il est aussi un entrepreneur. Personne ne peut nier qu’il soit responsable de sa réussite (bientôt milliardaire) et ses propos sont toujours rassembleurs. De plus, on sait qu’il a appuyé des républicains et des démocrates au fil du temps.

Jeudi dernier, le chroniqueur du Washington Post David James Von Drehle envisageait lui aussi une candidature de Johnson, affirmant qu’il n’aurait pas de difficulté à vaincre Trump et Biden. Pourquoi? Voici sa réponse : «Johnson is all the things Trump pretends to be: physically impressive, personally tough, widely liked». The Rock est tout ce Trump prétend être, physiquement impressionnant, fort et aimé.

Il m’est encore un peu difficile d’imaginer un roi du divertissement comme candidat à la présidence, mais si on doit passer par là, allons-y pour The Rock. Il pourrait reprendre un des nombreux surnoms de l’époque où il dominait le ring, «The People’s champion », «Le champion du peuple».

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