Tous les habitants de la ville d’Arlington, là où les Rangers du Texas disputent leurs parties à domicile, semblaient s’être déplacés pour assister à la parade des nouveaux champions de la Série mondiale, vendredi.

Les partisans de la franchise ont attendu 63 ans pour voir leurs favoris enfin mettre la main sur un premier titre. Les Rangers n’ont joué en séries éliminatoires que neuf fois durant ces six décennies qui ont dû paraître comme une éternité. 

Ainsi, cette victoire aux dépens des Diamondbacks de l’Arizona méritait d’être célébrée en grand. Des images aériennes ont montré plusieurs milliers de partisans sillonnant les abords du Globe Life Field dans l’espoir de croiser le gérant Bruce Bochy et ses hommes. 

Peu de joueurs ont été plus populaires que Corey Seager durant cette journée. Le spécialiste de l’arrêt-court a joué les héros plus d’une fois en octobre et a été récompensé à juste titre par le trophée du joueur par excellence de la Série mondiale. 

«Nous avons un groupe tissé serré, a-t-il indiqué en entrevue avec Bally Sports avant la parade. Notre habileté à pouvoir nous serrer les coudes pour compétitionner chaque soir, ce n’est pas facile à apprendre. Ensemble, nous avons accompli quelque chose de spécial.» 

C’est la deuxième fois que l’Américain de 29 ans reçoit les grands honneurs, lui qui a aussi été élu meilleur joueur de la série finale en 2020, avec les Dodgers. Or, il n’avait pu célébrer dans les rues de Los Angeles en raison de la pandémie. 

Les couteaux volent bas 

Seager s’est assuré que sa présence fut remarquée. Non seulement a-t-il reçu les ovations les plus fortes, mais il a aussi envoyé une flèche bien placée aux Astros de Houston. 

«Tout le monde se demandait ce qui se passerait si les Rangers gagnaient la Série mondiale. Je suppose qu’on ne le saura jamais», a-t-il dit sur scène avant de rendre le micro, sous les acclamations de la foule et de ses coéquipiers. 

Il s’agit d’une référence aux propos de l’expert du troisième coussin des Astros Alex Bregman, qui avait dit que «beaucoup de gens se demandaient ce qui se passerait si les Astros n’avaient pas remporté la section… je suppose qu’on ne le saura jamais», le 1er octobre, jour du dernier match de la saison régulière. 

Houston venait tout juste de terminer au sommet de la section Ouest de l’Américaine avec une fiche identique à celle des Rangers (90-72). En éliminatoires, ce sont toutefois ces derniers qui ont eu le dessus en sept rencontres, en finale d’association.





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