Je voudrais d’abord féliciter toute l’organisation des Alouettes pour la conquête de la Coupe Grey. Que ce soient les joueurs qui se sont donnés corps et âme à la cause, le personnel d’entraîneurs, avec en tête Jason Maas, le directeur général Danny Maciocia, un gars de Saint-Léonard comme moi que j’affectionne beaucoup, ou le propriétaire Pierre Karl Péladeau, chacun d’eux a contribué à ce championnat. C’est pleinement mérité.  

C’est une histoire inspirante, considérant tout le parcours que l’équipe a dû traverser pour se rendre jusqu’en finale. Les Alouettes avaient toutes les excuses au monde pour ne pas réussir avec la tutelle imposée avant que la saison commence. Maciocia avait les mains liées. L’arrivée de Péladeau, un homme proche des gens, a été un vent de fraîcheur pour l’équipe et ses partisans. 

Je me souviens très bien du discours qu’il a adressé aux joueurs au camp d’entraînement après avoir acquis la concession. C’est rare qu’on voie ça de la part d’un propriétaire. Il a martelé le même message que son père lui avait transmis: «Nous jouons pour gagner.» 

La victoire à la Coupe Grey démontre que lorsqu’un groupe de personnes a une grande volonté de gagner et est dédié, il peut accomplir de grandes choses. Ça prend un effort collectif pour y parvenir, des joueurs jusqu’aux membres du personnel de soutien. 

Beaucoup de gens peuvent s’inspirer des Alouettes. C’est le cas notamment des Canadiens. 

Mais attention, mettons les choses en perspective: contrairement aux Alouettes, ils ne peuvent pas rêver tout de suite à la Coupe Stanley. Par contre, on veut voir une progression à chaque saison et que l’équipe affiche toujours une attitude gagnante. 

Un voyage déterminant

Malheureusement, ce n’est pas ce qui se passe depuis un certain temps. Il y a plusieurs choses que je n’aime pas présentement. J’espère que ça se replacera durant ce voyage, qui s’annonce déterminant pour la suite des choses. 

Après les récentes contre-performances et de la manière dont Martin St-Louis approche les entraînements, je m’attends à ce que les joueurs adoptent une attitude «business». Je répétais souvent à mes joueurs d’être «business», c’est-à-dire être concentrés et avoir la mentalité de gagner. Je leur rappelais avant chaque match qu’on doit travailler fort dès que la rondelle est déposée sur la glace et qu’il faut être prêt à imposer le rythme et s’assurer d’être meilleur que l’adversaire. 

Durant ce séjour à l’étranger, les joueurs doivent montrer du caractère et jouer avec hargne, ce qui a manqué dans les dernières semaines. L’occasion est idéale puisque le CH affronte des clubs qui ne sont pas des puissances de la LNH. Au-delà des commentaires des amateurs et des analystes, l’important pour les joueurs est de prouver à leurs coéquipiers qu’ils prennent ça à cœur. Pour mériter leur respect, il faut se défoncer pour l’équipe, indépendamment de son rôle. Pour progresser, on doit tout faire pour gagner. On ne peut pas jouer juste pour jouer. 

Une mentalité gagnante

Les Canadiens ont dans leur cour à Montréal l’exemple parfait d’un groupe de joueurs qui croient en eux. Tous les membres des Alouettes sont engagés. Ce sont des modèles à suivre. 

Leur triomphe à la Coupe Grey est inspirant dans la manière d’y être parvenu puisqu’ils reviennent de loin. Ils ont aussi connu une finale à cette image, n’abandonnant jamais même s’ils étaient en retard au pointage pendant la majeure partie du match. Comme durant toute la saison, ils ont gardé le meilleur pour la fin! Ils auraient pu se contenter d’une participation en finale, c’était déjà un exploit en soi, mais ils ont joué pour gagner et cette mentalité a rapporté gros. 





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