Dans Le Goût des Choses (La passion de Dodin Bouffant)le drame agréablement beau avec Juliette Binoche et Benoît Magimel, deux gens ennuyeux qui cuisinent de bons plats et parlent de bons plats… et c’est tout.

Ni Eugénie ni son mari Dodin ne sont vraiment ennuyeux, mais Dodin en particulier est le gars qui organise le dîner où vous voudriez arriver tard pour manger les restes sans souffrir pendant des heures pendant lesquelles il parle de nourriture et seulement de nourriture. .

Alors que Le goût des choses, réalisé par Anh Hung Tran, n’évoque aucun sentiment de souffrance, la pure joie et la célébration de la nourriture et de la chimie ne s’étendent jamais vraiment au-delà de l’écran. C’est un joli petit film, parfaitement concocté pour servir une jolie petite histoire, mais qui ne va jamais au-delà de cela.

Binoche est merveilleux comme toujours, même si le rôle d’Eugénie n’est ni particulièrement convaincant ni stimulant. Magimel a un rôle plus complexe, mais Le goût des choses n’est en grande partie pas intéressé à disséquer son personnage à un degré significatif. Ce qui élève le matériau, ce ne sont pas tant leurs personnages ni leurs performances que leur chimie indélébile, qui injecte une dose supplémentaire de saveur dans chaque scène dans laquelle ils sont ensemble.

La honte de tout ça c’est que Le goût des choses ne passe pas assez de temps avec eux deux ensemble, seuls. C’est dans ces moments calmes, comme lorsque Dodin s’assoit pour observer Eugénie se baigner – pas tellement de manière sexuelle mais motivée par une pure fascination pour sa beauté – que le film s’épanouit.

Ces moments ne surviennent tout simplement pas assez souvent.

Le goût des choses est un drame bien fait et bien joué, mais c’est un apéritif mélancolique plus qu’un savoureux plat complet.

Révision par Erik Samdahl, sauf indication contraire.





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