Michael Kovrig rejette les allégations de son ex-codétenu en Chine, Michael Spavor rapportées par le Globe and Mail la semaine dernière. Ce dernier aurait donné des informations sur la Corée du Nord à M. Kovrig, qui à son tour, les aurait transmis à des agences de renseignement.

M. Kovrig a déclaré dans un courriel à Radio-Canada qu’il rejetait poliment et catégoriquement les allégations. Il ajoute qu’il est entièrement d’accord avec toutes les déclarations que le gouvernement canadien a faites aux médias au sujet de sa détention en Chine.

Michael Spavor et Michael Kovrig reçoivent une ovation à la Chambre des communes avant le discours du président américain Joe Biden au Parlement, à Ottawa.

Michael Spavor et Michael Kovrig reçoivent une ovation à la Chambre des communes avant le discours du président américain Joe Biden au Parlement, à Ottawa. (Photo d’archives)

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Le premier ministre Justin Trudeau avait déclaré, en 2021, que la condamnation par la Chine de Michael Spavor pour espionnage était infondée et qu’elle intervient après un procès qui ne satisfaisait même pas aux normes minimales requises par le droit international.

La semaine dernière, le Globe and Mail rapportait que Michael Spavor réclamerait des millions de dollars d’Ottawa pour avoir été détenu en Chine pendant plus de 1000 jours.

Selon le journal, des négociations seraient en cours entre les avocats de M. Spavor et les ministères de la Justice et des Affaires étrangères.

Selon le Globe and Mail, la transmission présumée de ces informations serait à l’origine des accusations d’espionnage de la Chine contre MM. Spavor et Kovrig.

Affaires mondiales a affirmé que la promotion de cette idée ne fait que nourrir la théorie non fondée de Pékin qui a mené à leur détention.

Le ministère a souligné dans un courriel que la détention des deux Canadiens était arbitraire et inacceptable.

Les deux Canadiens s’étaient retrouvés au cœur d’une saga diplomatico-judiciaire à la suite de l’arrestation de la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, en décembre 2018, à la demande des autorités américaines.

Avec les informations de Gabrielle Proulx



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