KINGSTON | Membre important de la brigade défensive des Carabins de l’Université de Montréal même s’il n’avait disputé que trois parties dans les rangs collégiaux, l’ailier défensif Jeremiah Ojo donne du crédit à un ami qui l’a amené à un événement de football et à Dieu pour ses succès.

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Évoluant avec les Raiders de Châteauguay entre les âges de 8 et 10 ans, Ojo a subi une blessure et il a délaissé le football au profit du basketball. «En raison de ma blessure, mon père ne voulait plus que je joue au football, a raconté l’ailier défensif de 6 pi 3 po et 236 livres. J’ai joué au basket pendant toute ma vie.»

Un de ses amis qui participait à un camp d’évaluation du réseau collégial l’a invité à l’accompagner même s’il n’avait pas joué depuis six ans. Sa carrière a alors pris une tournure complètement différente. «Après les tests physiques avant même d’avoir mis mon casque et mes épaulettes, un recruteur de John Abbott est venu me voir, a-t-il souligné. D’autres entraîneurs sont venus me voir après les exercices de football. Je savais que j’avais du potentiel et je n’avais pas le choix de continuer.»

Il repart de zéro

Ses années avec les Islanders de John Abbott n’ont pas été de tout repos. «C’est comme si c’était ma première année, a-t-il résumé. Je suis passé de secondeur à ailier défensif à ma deuxième saison et j’ai joué trois parties et la saison 2020 a été annulée.»

Comment intéresser les équipes universitaires avec si peu de films? «York et Queen’s venaient à nos entraînements et ils étaient intéressés. J’ai par la suite publié mon film sur Twitter [maintenant X] et d’autres équipes se sont manifestées.»

«Même si j’ai très peu joué à John Abbott, je m’améliorais à chaque entraînement, de poursuivre Ojo. Mon entraîneur de position Derrick Joseph m’a aidé de façon incroyable. Il a vu mon potentiel dès le début. Ça faisait mal de ne pas jouer, mais le football n’était pas une saison, mais une carrière.»

«Dieu avait un plan pour moi»

Son arrivée avec les Bleus a aussi été un apprentissage. «À ma première saison en 2021, j’ai été habillé dans quatre ou cinq parties et j’étais utilisé dans les situations de deuxième essai. En 2022, j’ai toutefois joué moins de parties. Dans un sens, c’est étonnant que j’aie connu autant de succès cette année, mais, d’un autre côté, ce n’est pas une surprise parce que Dieu avait un plan pour moi. Ça ne s’est pas passé de la façon dont je le souhaitais, mais je lui ai fait confiance et mon temps est venu.»

«Je progresse continuellement et on n’a vu que la surface de mon potentiel, d’ajouter Ojo. Mon objectif est de jouer dans la LCF. Si je n’avais pas les pros en tête, je ne sais pas si je jouerais encore. On verra si c’est ce que Dieu m’a réservé.»

Meneur pour les sacs

Meneur pour les sacs et les plaqués pour pertes dans le RSEQ après avoir pris la relève de Philippe Lemieux-Cardinal, qui a connu une brillante carrière avec les Bleus, Ojo a été élu sur la première équipe d’étoiles canadienne. Ojo aura un bon défi devant lui à la Coupe Vanier alors que les Thunderbirds misent sur deux excellents bloqueurs, notamment Theo Benedet, qui a remporté le trophée J.-P.-Metras, décerné au meilleur joueur de ligne, au cours des deux dernières années.

«Ils sont très, très bons et ça sera un bon défi. Sur films, ils sont dominants. On disait la même chose de Western, mais la compétition n’est pas la même en Ontario. Il y a beaucoup de talent dans le RSEQ. On a perdu du leadership avec le départ de quelques vétérans sur la ligne défensive, mais on savait que nous avions un énorme potentiel même si on avait peu joué.»





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