KINGSTON | Si l’attaque aérienne a fait des flammèches pendant toute la saison, ce fut l’attaque terrestre des Carabins qui a brillé lors de la Coupe Vanier.

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Des gains au sol de 163 verges et deux touchés ont constitué une grosse partie de l’offensive des Carabins. Le centre Alexis Lévesque-Gallant était très heureux de la performance des gros bonhommes.

«Je suis très fier de notre performance, a-t-il souligné. Ce ne fut pas facile de courir pendant toute la saison et ça serait mentir de dire le contraire. On s’est vraiment ajusté dans les deux ou trois dernières parties et nous avons obtenu les résultats souhaités à la Coupe Vanier. Notre jeu au sol a enfin débloqué.»

«On a réussi quelques grosses courses, dont celle de 31 verges de Glodi Halafu qui a mené au touché de Jonathan [Sénécal], de poursuivre le gaillard de 6 pi 2 po et 306 livres. On a suivi notre plan de match à la lettre et accordé beaucoup de temps à Jonathan en protection de passe.»

Il accomplit un rêve d’adolescent

Cette victoire avait une saveur bien particulière pour Lévesque-Gallant. «En 2014 alors que j’avais 14 ans, j’étais assis dans les gradins à McGill quand les Carabins ont remporté la Coupe Vanier et je me suis juré qu’un jour moi aussi j’allais la gagner, a-t-il raconté. Quand j’ai vu les gars festoyer, je me suis dit que c’est vraiment ça que je voulais faire de ma vie.»

«Tout ce que je fais depuis ce jour, c’est pour ça, de poursuivre le centre de 23 ans. Neuf ans plus tard, je suis un Carabin et je suis champion national. Cette victoire représente tout. C’est un rêve qui se réalise.»

Il assume du leadership 

En plus de brasser du monde sur la ligne, Lévesque-Gallant n’a pas hésité à regrouper ses coéquipiers de l’unité offensive sur les lignes de côté quand le receveur William Legault s’est blessé au quatrième quart. «J’ai vu dans la face des gars qu’un petit doute s’était installé dans leur tête, a-t-il raconté. Quand un joueur important tombe au combat, il y a un danger qu’on perde notre concentration. J’ai senti le besoin de regrouper les gars et de leur parler.»

Une situation similaire s’était produite lors du dernier match de la saison régulière face aux Stingers de Concordia, quand le receveur étoile Hassane Dosso était tombé au combat. «Les gars avaient baissé la tête. La même chose s’était produite en 2021 quand notre bloqueur Marc-Antoine Houde a subi une blessure sérieuse. Peu importe ce qui arrive, on doit continuer de se battre. On s’informera de l’état de santé de notre coéquipier après le match.»

Dernier tour de piste

Dans ce qui était fort probablement son dernier match en carrière, Carl Chabot a été un élément important de l’offensive des Bleus avec cinq réceptions pour 85 verges et trois courses pour 18 verges. Il a ajouté 23 verges en trois retours.

«On travaille depuis janvier pour gagner le dernier match de la saison et c’est maintenant mission accomplie, a-t-il résumé, entouré de sa mère et de sa grand-mère. C’est le fun de voir autant d’action dans un gros match. Ce fut une rencontre très serrée et nous avons travaillé jusqu’à la fin.»

Chabot était très émotif en voyant les dernières secondes s’égrainer au cadran. «C’est tout simplement magique ce qu’on vit. Quand j’ai vu le chrono à 0 seconde, les émotions étaient incroyables. C’est indescriptible. Même si je suis admissible pour une autre saison, c’est potentiellement mon dernier match en carrière.»





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