LAVAL | Olivier Galipeau est l’une des belles histoires chez le Rocket de Laval au cœur d’une saison pas toujours très rose. 

Le défenseur de 26 ans a attendu au sixième match de la saison avant de voir son nom ajouté à l’alignement de l’équipe et quand l’occasion s’est présentée, il ne l’a pas ratée.

Il a récolté 4 passes à ses 3 derniers matchs et présente une fiche de 8 points en 10 rencontres, lui qui a connu sa meilleure saison dans la Ligue américaine l’an passé avec 9 points en 45 rencontres. Il saisit donc la chance qui s’offre à lui avec les rappels de Jayden Struble, Mattias Norlinder et Gustav Lindstrom qui sont tous avec le Canadien.

«J’ai plus de répétitions dans les matchs, je prends un peu plus confiance. Je contrôle ce que je peux contrôler», a-t-il résumé lundi après l’entraînement de l’équipe.

Difficile

On sent que Galipeau est un bon joueur d’équipe. Il a d’ailleurs porté le «C» de capitaine avec les Foreurs de Val-d’Or et les Saguenéens de Chicoutimi, mais il a rongé son frein en début d’année.

«C’est dur mentalement, tu veux garder le focus, avoir une bonne attitude et faire en sorte que ça reste léger dans le vestiaire. J’ai travaillé fort avec notre préparateur physique, Stéphane Gervais, pour rester en forme afin que, quand le moment allait arriver, je n’aie pas le sentiment d’être en retard de deux semaines sur les autres.

«Quand j’ai joué mon premier match, à Rochester, je me sentais comme si j’avais joué tous les matchs, j’étais prêt physiquement.»

Depuis, il n’a sauté son tour que trois fois et il s’affaire à jouer simplement et efficacement.

Efficace

Pour en revenir à son jeu offensif, il soutient que celui-ci lui permet d’être plus stable dans l’ensemble de son jeu, mais il soutient que tout commence par son jeu défensif. Il est d’ailleurs le second pointeur chez les défenseurs de l’équipe derrière Logan Mailloux qui a deux points de plus.

«Ça affecte la confiance, je suis plus à l’aise avec la rondelle, je vois les gars un peu plus rapidement, mais je n’essaie pas de changer ma game complètement pour devenir un Cale Makar.

«Ça se fait naturellement par mon jeu défensif où j’essaie de stopper des jeux pour avoir une petite relance rapide. En ce moment, ça marche.»

Preuve aussi que les choses vont bien défensivement, il présente actuellement un différentiel de +3, lui qui n’a jamais terminé une saison dans le positif à ses quatre premières saisons dans la Ligue américaine.

Parcours accidenté

Bon producteur offensif dans les rangs juniors, Galipeau se promène entre la Ligue américaine et l’ECHL depuis qu’il a rejoint les rangs professionnels. L’an passé, il a disputé 45 matchs à Laval et 19 avec les Lions de Trois-Rivières.

«Je n’ai pas toujours eu le parcours le plus facile depuis que je suis pro. Avec tout le travail que j’ai mis, si ça peut débloquer, tant mieux.»

L’entraîneur adjoint Kelly Buchberger n’avait que de bons mots pour le vétéran.

«Il joue dans les deux sens de la patinoire. On m’a parlé de ses statistiques dans les rangs juniors, ça fait un moment, mais il en a eu aussi des bonnes dans l’ECHL.

«C’est un joueur intelligent, c’est un compétiteur et il accumule ses points sans même jouer sur l’avantage numérique. Il n’y a pas beaucoup de joueurs qui peuvent revendiquer huit points en dix matchs sans jouer sur l’attaque massive.»





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