La magazine «Sports Illustrated» fait l’objet d’une controverse après avoir publié, puis supprimé, des articles signés et accompagnés de photos d’auteurs… qui n’existeraient pas.  

«Nous avons appris [qu’une tierce partie] avait demandé à des auteurs d’utiliser un pseudo dans certains articles pour protéger la vie privée des auteurs – des actions que nous ne tolérons pas – et nous supprimons le contenu pendant que notre enquête interne se poursuit», a déclaré un porte-parole de The Arena Group, qui opère le magazine «Sports Illustrated» depuis 2019, selon CNN. 

La compagnie a ainsi annoncé lundi avoir mis fin à son partenariat avec la compagnie AdVon Commerce, qui créait du contenu pour leurs plateformes, après qu’une enquête du média Futurism ait révélé que certains articles étaient publiés sous le nom et la photo d’un auteur inexistant. 

Les faux auteurs étaient même accompagnés d’une description, les décrivant par exemple comme une personne qui a grandi sur une ferme, ou encore comme un «gourou du fitness, qui adore essayer différents plats et boissons».

«Nous surveillons continuellement nos partenaires et étions en pleine enquête lorsque ces allégations ont été soulevées. AdVon nous a assuré que tous les articles en question avaient été écrits et édités par des humains», a précisé le porte-parole au média américain. 

Pour les employés du magazine, la publication de l’enquête aurait eu l’effet d’un coup de poing, tandis que plusieurs membres du personnel auraient été «horrifiés» par les allégations, qui pourrait miner la crédibilité journalistique de la publication, a soulevé l’Union de «Sports Illustrated», selon CNN.

«Si elles sont vraies, ces pratiques violent tout ce en quoi nous croyons en matière de journalisme. Nous déplorons d’être associés à quelque chose d’aussi irrespectueux envers nos lecteurs», a insisté l’Union. 

«En plus des principes de base d’honnêteté, de confiance, d’éthique journalistique, etc., je prends au sérieux le poids d’une signature de Sports Illustrated […] Ce rapport était horrifiant à lire», a souligné de son côté Emma Baccellieri, rédactrice du magazine, sur X. 

Contacté par CNN, AdVon Commerce n’a pas commenté. La compagnie s’était déjà trouvée dans l’eau chaude en octobre dernier pour des allégations similaires, cette fois sur le site web Reviewed, qui fait partie du «USA Today», selon le média américain.





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