L’élu républicain George Santos, qui s’est illustré par ses mensonges répétés et est accusé de délits financiers, a dénoncé jeudi un «acharnement» des membres de la Chambre des représentants des États-Unis qui cherchent à l’exclure.

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Élu de l’État de New York, George Santos a plaidé non coupable des accusations le visant au niveau fédéral pour escroquerie envers ses donateurs ainsi que pour blanchiment et fraude électronique. Mais il a en revanche reconnu avoir inventé des pans entiers de sa vie, allant d’un diplôme universitaire à des expériences professionnelles dans des grandes banques.

«Si je m’en vais, ils gagnent. Si je m’en vais, les harceleurs prennent la place. C’est de l’acharnement», a lancé George Santos lors d’une conférence de presse devant le Capitole à Washington, siège du Congrès.

«À chaque fois pour des raisons différentes, ils persistent», a-t-il fustigé, disant se «battre» pour se «défendre» et «dissiper toutes les accusations».

Le 17 novembre, le président de la commission d’éthique de la Chambre des représentants à majorité républicaine, Michael Guest, a déposé une motion visant à exclure George Santos, le jugeant «indigne de servir comme membre» de cette institution.

Au début du mois, une précédente motion d’exclusion avait été rejetée car elle n’avait pas recueilli la majorité des deux tiers des voix des représentants présents nécessaire. Mais après la publication d’un rapport de la commission d’éthique de la Chambre l’accusant d’avoir «gravement discrédité» l’institution, de nombreux élus s’étaient dits prêts à changer d’avis. Le nouveau vote doit se tenir prochainement.

Selon la commission, l’élu a «cherché à exploiter frauduleusement chaque aspect de sa candidature pour son profit financier personnel» et a «constamment menti à ses électeurs, ses donateurs et son équipe sur son passé et son expérience».

D’après le rapport, l’élu s’est servi de l’argent détourné dans le magasin de luxe Ferragamo, dans un casino, pour des traitements cosmétiques au «Botox» et sur la plateforme OnlyFans, sur laquelle des utilisateurs peuvent partager leurs vidéos et photos à caractère sexuel.

George Santos avait réagi en qualifiant ce texte de «calomnie politique» tout en assurant qu’il ne se représenterait pas en 2024 pour un nouveau mandat.





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