Les Alouettes seront toujours là pour défendre la cause du français au sein de la LCF, promet Mark Weightman.

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Le président et chef de la direction des Moineaux a confirmé au Journal, hier lors du bilan de fin de saison du club, qu’il a déjà eu des conversations à ce sujet avec le commissaire Randy Ambrosie et son équipe, et qu’il y en aura d’autres.

«On veut rectifier le tir et s’assurer que ça ne se reproduise plus jamais. Historiquement, la Ligue canadienne de football est très bonne pour s’assurer que ses événements et tout ce qu’elle fait soient bilingues. Il suffit de ramener ces bonnes habitudes», a sagement indiqué Weightman.

Ce dernier ne sait pas pourquoi la langue de Molière a été négligée au cours des dernières années, mais une chose est certaine, il n’a pas du tout apprécié d’entendre l’hymne national être chanté uniquement en anglais lors de la finale de l’Est à Toronto. Cet affront ne s’est pas répété à la Coupe Grey; cependant les affiches en français étaient très rares à Hamilton.

«Il y a des joueurs québécois dans toutes les équipes, il y a des partisans francophones dans toutes les villes, toutes les provinces», a rappelé Weightman.

«L’ensemble des autres événements entourant la Coupe Grey étaient en grande majorité bilingues, a-t-il enchaîné. Il y a eu des ratés dans le stade, ce qui est une situation très malheureuse. Chose certaine, on va travailler avec la ligue, qu’on soit là ou pas [en finale], afin que ça ne se reproduise plus.»

Les rois de la montagne

Et comme pour rappeler à quel point le Québec est une province de football, les Carabins de l’Université de Montréal ont été sacrés champions canadiens le week-end dernier.

C’est la première fois qu’une ville gagne les coupes Grey et Vanier la même année depuis 43 ans. En 1980, l’Université de l’Alberta et les Eskimos d’Edmonton avaient réalisé l’exploit.

«Montréal est au sommet de la montagne et c’est très spécial! Le Québec, c’est le Texas du Canada en matière de pépinière de joueurs de football», a fait remarquer avec fierté Weightman.

«Ça démontre à quel point le football est en santé au Québec. Sur les 21 Canadiens qu’on a habillés cette saison, il y avait 10 Québécois, a renchéri le directeur général des Alouettes, Danny Maciocia, qui a mené les Carabins aux grands honneurs en 2014 à titre d’entraîneur-chef. Est-ce qu’on peut en avoir 12, 13 ou 14 dans les prochaines années? Probablement. À talent égal, on veut garder nos meilleurs effectifs au Québec.»





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