La série de débrayages qui se multiplient dans les écoles primaires et secondaires du Québec a assez duré, estime le premier ministre François Legault, qui demande aux syndiqués de revenir au travail « pour le bien de nos enfants ».

On doit arrêter cette grève, a répété M. Legault en se rendant au Salon bleu ce matin.

Ça va nuire à la réussite de nos enfants; il y a déjà eu la pandémie, donc il faut arrêter ça là, s’il vous plaît, a-t-il ajouté, faisant écho aux inquiétudes de certains experts quant aux impacts potentiels du débrayage sur les élèves en difficulté d’apprentissage.

Plus de 800 écoles primaires et secondaires de Montréal, de Laval, des Laurentides, de l’Outaouais, de la Capitale-Nationale et de la grande région de Granby sont fermées depuis que les 66 000 membres de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) ont entamé une grève générale illimitée, la semaine dernière.

Plus de 368 000 élèves sont touchés.

En outre, le Front commun – dont fait partie la CSQ, qui représente 80 000 enseignants – a annoncé cette semaine sept nouvelles journées de grève, du 8 au 14 décembre.

Ce qui se passe actuellement, c’est mauvais pour nos enfants, a plaidé le premier ministre Legault, qui s’est dit prêt à tout faire pour régler le conflit de travail rapidement.

Depuis hier, la FAE rencontre virtuellement ses syndicats affiliés pour déterminer la suite des choses. Une déclaration publique est attendue en début d’après-midi.

Selon nos informations, des progrès ont été accomplis cette semaine aux tables de négociations, mais on ne sait pas encore si ces avancées seront suffisantes pour convaincre les syndicats affiliés à la FAE de suspendre leur grève.

Pendant ce temps, la tension monte sur les lignes de piquetage.

Le Centre de services scolaires de Montréal doit d’ailleurs comparaître en cour aujourd’hui afin de demander une injonction visant à interdire aux syndiqués de bloquer le passage aux travailleurs de la construction embauchés pour rénover les écoles pendant la grève.

Pour leur donner accès, la police est intervenue à de nombreuses reprises depuis la semaine dernière, sans qu’aucun syndiqué ne soit arrêté.

Plus de détails suivront.



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