L’Euro-2024 entre dans le vif du sujet avec le tirage au sort, prévu samedi à Hambourg, d’une compétition pour laquelle la France, l’Angleterre et le Portugal font figure de principaux favoris.

Les contours du grand rendez-vous continental vont se préciser au cours d’une cérémonie de près de 50 minutes à la Elbphilharmonie de la cité hanséatique. 21 des 24 participants, qui seront répartis en six groupes de quatre, sont déjà connus, les trois derniers billets devant être distribués lors des barrages programmés en mars. Les deux premiers de chaque poule et les quatre meilleurs troisièmes seront qualifiés pour les 8es de finale.

Tous les cadors européens sont de la partie et quasiment tous ont logiquement obtenu les honneurs du chapeau 1 (la France de Kylian Mbappé, l’Angleterre de Harry Kane et Jude Bellingham, le Portugal de Cristiano Ronaldo, l’Espagne, la Belgique et le pays-hôte allemand). Ce qui est censé les prémunir de mauvaises surprises au premier tour, malgré la densité du plateau.

«C’était tellement important d’aller dans ce pot 1, a ainsi déclaré le sélectionneur de la Belgique Domenico Tedesco. C’est un léger avantage. Ça ne veut pas dire que nos adversaires seront faciles. Je pense qu’un Euro est plus relevé qu’une Coupe du monde. La concentration de talents est plus élevée.»

Ne manque dans cette liste prestigieuse que le tenant du titre italien, qui fera figure d’épouvantail dans le chapeau 4. La Nazionale, absente des deux dernières Coupes du monde (2018 et 2022), a bien failli manquer une nouvelle phase finale et a dû batailler ferme face à la Macédoine du Nord (5-2) et l’Ukraine (0-0) en novembre, pour arracher son ticket pour l’Euro. Ce qui explique sa relégation parmi les sans-grades du Vieux Continent.

Mais même si l’Italie, dirigée par Luciano Spalletti depuis le départ l’été dernier de Roberto Mancini en Arabie saoudite, ne semble pas avoir regagné son lustre d’antan et manque de grands joueurs, personne n’a pour autant envie de se coltiner d’entrée une nation quadruple championne du monde.

Il faudra aussi se méfier du chapeau 3 où ont été reversés les Pays-Bas, quart de finalistes de la Coupe du monde 2022, et surtout la Croatie de l’inusable Luka Modric (38 ans), finaliste du Mondial-2018 et troisième du Mondial-2022.

Avant de connaître leur feuille de route pour l’été prochain, les sélectionneurs des grosses cylindrées jouent en tout cas la carte de la fatalité.

«Nous verrons à quoi ressemble notre parcours. Nous nous contenterons de tout ce qui sort et nous devrons simplement y faire face», a indiqué le patron des Three Lions anglais Gareth Southgate.

«Évidemment qu’à travers les pays qualifiés et (la manière dont) sont construits les chapeaux, ça laisse des incertitudes», a estimé de son côté Didier Deschamps à l’issue du match de l’équipe de France en Grèce (2-2), le 21 novembre.

Une fois le tirage et le calendrier dévoilés, les différents personnels vont pouvoir choisir leurs camps de base en Allemagne et peaufiner leurs programmes de rencontres amicales en mars et juste avant le coup d’envoi du tournoi.

Par souci écologique et pour faciliter les déplacements en train ou en car, les 24 formations participantes seront affectées à l’une des trois zones géographiques pré-définies par les organisateurs: la zone Nord (Berlin, Leipzig, Hambourg), la zone Ouest (Gelsenkirchen, Dortmund, Düsseldorf, Cologne, Francfort) et la zone Sud (Francfort, Munich, Stuttgart).



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