Le CF Montréal a réglé un dossier important, vendredi, en accordant à l’attaquant Sunusi Ibrahim une prolongation de contrat, estimant qu’il pouvait succéder d’une certaine façon au prolifique Romell Quioto.

Si le jeune homme de 21 ans a son avenir assuré jusqu’en 2026 et possiblement l’année suivante, c’est tout le contraire pour le buteur hondurien. L’athlète de 32 ans, meilleur marqueur du club de 2020 à 2022, n’a pas vu son option pour 2024 être activée. 

Ibrahim a marqué trois buts et ajouté trois passes décisives en Major League Soccer (MLS) cette saison. Il a accumulé 1174 minutes en 25 matchs, dont 11 titularisations. En championnat canadien, il a ajouté trois buts ainsi qu’une passe décisive. Cependant, ses performances n’ont pu mener le CF en séries de la MLS. 

«Je pense que beaucoup de personnes oublient qu’il n’a que 21 ans. Il est arrivé ici à 18 ans, c’était son premier club loin de la maison, a rappelé en conférence de presse le directeur sportif Olivier Renard. […] On lui a laissé le temps de montrer ses qualités. Je pense qu’on l’a aussi parfois mal utilisé durant ses trois années ici.» 

Ibrahim s’est joint à l’organisation le 12 janvier 2021. Le natif du Nigéria a touché la cible 13 fois au cours des trois dernières saisons, toutes compétitions confondues. Il sera l’une des principales options à la pointe, avec Chinonso Offor et Mason Toye, mais Montréal pourrait aussi se tourner vers le marché des transferts. 

«J’espère que c’est le nouveau Quioto, mais on ne doit pas mettre la pression sur lui. On devra faire d’autres acquisitions pour pallier le départ de Romell», a expliqué Renard. 

Un risque calculé 

Après avoir évolué avec le Dynamo de Houston, Quioto a passé les quatre dernières campagnes à Montréal, enfilant l’aiguille 15 fois en 30 joutes de la MLS en 2022. L’année suivante, les blessures l’ont fortement ennuyé et il a été limité à trois filets en 13 matchs.  

«L’année avant, quand il était sous contrat, on avait discuté avec son agent et lui. Ce qu’il demandait était un peu élevé pour nous. [En fait] ce n’était pas si élevé parce qu’il méritait cet argent-là par rapport à la saison qu’il avait fait. Mais connaissant ses problèmes récurrents de blessures, c’était un risque de le prolonger pour deux ou trois saisons à un salaire nettement supérieur. Avec le recul, avons-nous pris la bonne décision? Je pense que oui», a raconté Renard aux membres des médias. 

Quioto a été élu joueur de l’année de l’équipe en 2020 et 2022. 

La fin pour des Québécois 

C’est aussi la fin dans la métropole québécoise pour les Québécois Zachary Brault-Guillard, James Pantemis, Sean Rea et Jean-Aniel Assi. Les départs des deux premiers se feront particulièrement ressentir, puisqu’ils ont tenu des rôles importants à un moment ou un autre de leur séjour. Un nouveau défi s’imposait pour eux. 

«Vous avez peut-être senti qu’il était mécontent, et pour moi, c’est important d’écouter, a dit Renard de Brault-Guillard. Chaque bilan, on essaie d’écouter les joueurs. On ne fait pas toujours ce qu’ils veulent, mais sachant la concurrence qu’il a sur le côté droit – Zach ne peut jouer qu’à cet endroit – et qu’il a des envies d’Europe…» 

«James, il a fait son temps à Montréal. Il est tout à fait d’accord avec ces paroles. Il a besoin d’un nouveau défi. […] Ça lui permettra d’atteindre le niveau qu’il mérite d’avoir», a ajouté le vice-président du CF Montréal. 

Arrivé en 2019 de l’Olympique de Lyon, «ZBG» a totalisé 106 rencontres du circuit Garber. Pantemis a vu plus ou moins d’action en MLS pendant son séjour montréalais et son poste de numéro 1 lui a été ravi par Jonathan Sirois en 2023. 

Le gardien Logan Ketterer, les défenseurs Róbert Thorkelsson et Ousman Jabang, de même que l’attaquant Ariel Lassiter, ont vu l’organisation exercer l’option prévue à leurs ententes respectives. Les milieux de terrain Jojea Kwizera et Ahmed Hamdi ont pour leur part été libérés. Le club compte 19 joueurs détenant un contrat pour 2024. 



Voir la source