Les changements climatiques et El Niño pourraient priver les Québécois de profiter d’un Noël blanc, selon les experts d’Environnement Canada, qui prévoient un hiver passablement plus doux que la moyenne historique. 

Après un automne marqué par de longues périodes de chaleur, le mois de novembre s’est déroulé sous le signe d’un retour à la normale, prélude à un hiver au mercure plus élevé qu’à l’habitude.

«Les conditions plus chaudes que prévu signifient que davantage de précipitations tomberont sous forme de pluie, et moins sous forme de neige, et que la neige au sol aura tendance à fondre plus rapidement», a expliqué Gerald Cheng d’Environnement Canada.

Signe de l’impact concret du réchauffement, l’hiver dernier, la ville d’Ottawa avait renoncé à ouvrir la patinoire du canal Rideau, une des seules attractions hivernales de la capitale fédérale, pour la première fois en cinquante ans. 

Si les prévisions se concrétisent, il est possible que les amateurs de patin dans les villes du Québec finissent par connaître le même sort. Il faut cependant dire que l’hiver dernier était particulièrement chaud.

«Bien que l’hiver s’annonce plus chaud qu’à l’habitude, le risque d’événements de temps significatifs [d’intempéries majeures] est toujours présent, donc il faut s’y préparer», a mis en garde M. Cheng.

Deux facteurs de réchauffement

Le temps plus doux s’explique principalement par deux facteurs: le réchauffement climatique engendré par l’activité humaine – suspect habituel – mais aussi El Niño, phénomène de réchauffement des eaux du Pacifique qui revient de manière périodique et dont l’impact se mesure sur l’ensemble du continent nord-américain.

«Au cours des dernières décennies, le Canada s’est considérablement réchauffé pendant l’hiver, en particulier dans le nord du pays, et la majeure partie de ce réchauffement a été causée par les changements climatiques d’origine humaine», analyse M. Cheng.

Bien que le Québec connaisse des hivers de plus en plus doux, c’est surtout dans l’ouest et dans le nord du Canada que le réchauffement se fait le plus sentir.

L’analyse d’Environnement Canada diffère légèrement de celle de MétéoMédia, qui prévoit des mois de janvier et de février autour de la normale.





Voir la source