«Malgré que Bell Canada a eu des allégements de 40 millions $ pour les aider à faire leurs bulletins de nouvelles de la part du CRTC – des allégements réglementaires de leurs obligations – ils choisissent aujourd’hui de couper (…) ce qui est extrêmement décevant», a-t-elle dit jeudi dans le foyer de la Chambre des communes.

Elle a fait valoir que l’heure est plutôt à «se serrer les coudes» au sein de l’industrie des médias, alors que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes est en processus d’adapter son cadre réglementaire à l’ère numérique, environ un an après l’adoption du projet de loi C-11 en la matière.

«Il y a eu des allégements qui leur ont déjà été donnés pour la période intérimaire, mais à un moment donné, des entreprises qui font des milliards de dollars (et) qui se sont engagées auprès de la population canadienne doivent respecter leur bout de leurs engagements», a poursuivi la ministre.

Mme St-Onge a soutenu que lorsque Bell a pu faire des acquisitions, cela venait «avec la promesse que ça allait permettre de continuer à faire les bulletins de nouvelles, à soutenir l’industrie culturelle».

«On voit que Bell décide de protéger des dividendes à des actionnaires. Croyez-moi, je suis contente qu’il y ait des actionnaires qui fassent de l’argent, mais aujourd’hui ils ont préféré mettre à la porte 4800 personnes», a tonné l’élue.

Ainsi elle s’est dite «extrêmement déçue et en désaccord avec la décision de Bell».

Le C-11 vise à moderniser la Loi sur la radiodiffusion. Mme St-Onge a aussi noté qu’une entente a été conclue avec Google par le biais d’un autre projet de loi plus récemment adopté, C-18. Cette loi vise à forcer les géants du numérique à indemniser les médias pour des reportages ou articles de nouvelles que ceux-ci partagent sur leurs plateformes.


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