L'autorisation de construire une installation de gestion de déchets nucléaires à Rivière de craie, au nord-ouest d'Ottawa, inquiète trois regroupements de citoyens et la Première nation de Kebaowek. Certains craignent l'impact des déchets radioactifs sur l'environnement, d'autres affirment ne pas avoir été consultés. Ils demandent donc une révision judiciaire de la décision.

La Commission canadienne de la sûreté nucléaire (CCSN) a autorisé la construction du projet des Laboratoires nucléaires canadiens, situés à 1 km de la rivière des Outaouais, le 9 janvier dernier.

Dans sa décision, la RCSN explique que l'entreprise privée pourra stocker jusqu'à 1 million de mètres cubes de déchets radioactifs solides de faible activité, comme de l'équipement de protection individuelle et des matériaux de construction contaminés.

Pourquoi le projet de Chalk River suscite-t-il la controverse ?

Photo : Laboratoires nucléaires canadiens

Selon la RCSNle projet d'installation de gestion des déchets près de la surface n'est pas susceptible d'entraîner des effets environnementaux significatifs. Elle ajoute que sa conception est robuste et qu'elle s'appuie sur un solide dossier de sûreté.

Pour trois regroupements de citoyens et la Première nation de Kebaowek, cette décision de la RCSN est déraisonnable. Ils se tournent vers la Cour fédérale pour une révision judiciaire.

Des taux de radioactivité supérieurs aux normes, selon des groupes citoyens

Un regroupement de citoyens « préoccupés » du comté de Renfrew et les environs (sous le nom de Citoyens préoccupés du comté et de la région de Renfrew en anglais), le Ralliement contre la pollution radioactive et le Regroupement pour la surveillance du nucléaire soutiennent que les doses de rayonnement des déchets dépasseront d'au moins une fois et demie les normes canadiennes en la matière.

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