L’Université McGill a décrété, vendredi, un gel d’embauches qui devrait se traduire par une diminution de son nombre d’employés en raison de l’intention de Québec de doubler les frais de scolarité des étudiants hors Québec pour les universités anglophones. 

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Le vice-principal exécutif et vice-principal aux études de McGill, Christopher Manfredi, a expliqué dans un courriel envoyé vendredi à la communauté universitaire que la situation financière qui attend l’université est «profondément inquiétante».

«Étant donné que les salaires constituent notre plus important poste budgétaire, un gel de l’embauche visant le personnel tant administratif qu’enseignant entre en vigueur immédiatement», a décrété M. Manfredi dans son message obtenu par l’Agence QMI.

«Dans cette optique, tout processus de recrutement en cours est suspendu à compter de maintenant, et ce, jusqu’à nouvel ordre», a-t-il ajouté

Le responsable a reconnu qu’il espère, avec cette mesure, faire diminuer à court terme le nombre d’employés que compte l’université en évitant de remplacer les gens qui quittent l’institution.

Seules quelques catégories d’emplois seront épargnées par le gel d’embauche, incluant le recrutement de chargés de cours et de chercheurs postdoctoraux.

Situation «déplorable»

M. Manfredi a aussi averti la communauté de McGill qu’à moins d’un recul de Québec, l’université devra prendre d’autres «mesures extraordinaires».

«Au cours des prochaines semaines, les dirigeants de l’Université et moi-même nous pencherons sur les activités non essentielles à notre mission qui peuvent être mises en veilleuse», a-t-il averti en dénonçant la «situation déplorable» dans laquelle se trouve McGill.

Les dirigeants de l’université avaient déjà averti, au début novembre, qu’ils entrevoyaient jusqu’à 700 pertes d’emplois à McGill en raison de la politique caquiste.

Rappelons que le gouvernement de François Legault a indiqué, cet automne, qu’il compte faire passer de 9000$ à 17 000$ environ le coût d’une session universitaire pour les étudiants anglophones des autres provinces. Cette mesure a été présentée comme étant une façon de protéger le français au Québec.





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