Limiter le réchauffement climatique sous la barre des 1,5 degré Celsius est toujours possible, à condition que les pays appuient sur le champignon, selon Steven Guilbeault, fraîchement arrivé à la COP28 de Dubaï. 

En conférence de presse virtuelle vendredi, le ministre fédéral de l’Environnement et des Changements climatiques a fait état de «progrès importants» réalisés depuis l’Accord de Paris, signé en 2015, qui visait une limite supérieure de 1,5 degré de réchauffement mondial par rapport aux niveaux préindustriels.

«Il faut se rappeler qu’avant l’Accord de Paris , le monde se dirigeait en 2100 vers un réchauffement d’autour de 4 degrés Celsius», a-t-il dit, alors que les plus récentes analyses du GIEC pointent vers un réchauffement d’un peu plus de 2 degrés pour la fin du siècle.

  • Écoutez l’entrevue avec Steven Guilbeault, ministre de l’Environnement et du Changement climatique, via QUB radio :

«Il reste encore du travail à faire, et ce que la communauté scientifique internationale nous dit, c’est que la fenêtre d’opportunité pour tenter de faire en sorte que les températures n’augmentent pas de plus de 1,5 degré Celsius, cette fenêtre-là, elle se referme sur nous, alors il faut accélérer le pas si on veut faire ça.»

16 M$ pour un nouveau fonds

L’ouverture en grande pompe de la COP28 à Dubaï, la plus importante de toutes par son nombre impressionnant de participants venus des quatre coins du monde, a été l’occasion de lancer un nouveau fonds mondial pour dédommager les «pertes et les préjudices» subis par les pays plus vulnérables aux changements climatiques.

Les Émirats arabes unis, pays hôte de cette grand-messe de l’environnement, ont annoncé une contribution de 100 M$ à ce nouveau fonds. Dans la même veine, l’Allemagne s’est elle aussi engagée à verser 100 millions à ce fonds croissant.

Le ministre Guilbeault a annoncé que la contribution du Canada s’élèverait à 16 M$, un montant qui paraît faible, mais l’aide aux pays «moins avancés» – tels que définis par l’ONU – n’est pas qu’une question d’argent.

Qui plus est, la contribution des États-Unis est égale à celle du Canada, 16 M$, de la part de la plus puissante économie du monde. 

«Je pense que quand on se compare proportionnellement à la plupart de nos partenaires, le Canada est dans une position tout à fait correcte et même, je disais, enviable par rapport à certains.»





Voir la source