Quelques heures après la déclaration de François Legault dans laquelle il a demandé aux syndicats d’enseignants de cesser la grève afin d’éviter de nuire à la réussite scolaire des enfants, peu d’enseignants rencontrés sur les piquets de grève ont voulu commenter.  

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Si la Fédération autonome de l’Enseignement (FAE) a fortement réagi dans une publication sur Facebook, la présidente du syndicat ne s’était pas encore adressée aux médias en début d’après-midi. 

TVA Nouvelles s’est rendue à la rencontre de professeurs qui faisaient du piquetage, mais peu ont voulu commenter les propos de Legault, que la FAE a qualifiés de «chantage émotif». 

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Une rencontre était d’ailleurs en cours entre les hautes instances de l’organisation syndicale. Est-ce que les propos de M. Legault ont mis le feu aux poudres et vont pousser la FAE à poursuivre sa grève? Est-ce qu’un conciliateur pourrait mieux faire avancer les négociations?

Une seule enseignante en grève a accepté de parler devant la caméra de TVA Nouvelles. 

«On veut enseigner! On ne peut toujours avoir à régler des petits problèmes», explique la femme. 

Lorsqu’on lui demande si les enseignants vont se plier à la demande du premier ministre, de cesser la grève, la femme répond qu’elle ne peut pas parler pour tous les membres de la Fédération.  

«On a nos délégués, la négociation ne se passe pas dans les médias sociaux, je ne suis pas porte-parole, je suis enseignante. Ce que nous vivons [en classe] il faut que ça change, nous n’en pouvons plus. Les gens n’ont pas de fonds de grève, ça, on le savait! On est quand même dans les rues malgré qu’on n’ait pas d’argent. C’est difficile, il faut que ça change pour nous, mais surtout pour nos apprenants adultes, pour nos élèves, c’est ce qu’on veut», insiste la dame.  





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