La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) a déposé une contre-offre samedi matin alors que la grève générale illimitée dure depuis plus d’une semaine.

Il s’agit de la première contre-offre du côté syndical depuis le début des négociations avec Québec.

La FAE a rejeté la dernière proposition du gouvernement Legault, une offre jugée intéressante, mais insuffisante.

Les discussions à propos de la composition des classes ont notamment progressé, mais des désaccords persistent, par exemple au sujet du télétravail lors des journées pédagogiques.

Selon Sophie Veilleux, la présidente du Syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska, affilié à la FAE, des négociations doivent avoir lieu en fin de semaine.

Tout le monde a hâte de retourner au travail. La grève, ce n’était pas un objectif : c’était un moyen qu’on aurait préféré ne pas avoir à utiliser.

Je reçois des messages des membres qui voient d’un très bon œil qu’il y ait des négociations en fin de semaine, indique-t-elle.

Vers un retour en classe cette semaine?

En entrevue à l’émission Les faits d’abord, la présidente du syndicat, Mélanie Hubert, a précisé que les demandes du gouvernement avaient été prises en compte. On a fait de la place dans notre contre-offre aux objectifs gouvernementaux, a-t-elle souligné.

Elle n’a toutefois pas voulu s’avancer sur le moment où une entente sera conclue et permettra le retour en classe.

Est-ce-qu’on est proches d’une entente? Ça dépendra du degré d’ouverture qu’on aura mutuellement, mais pour nous, c’est clair que la volonté demeure de régler.

Le dépôt de cette contre-offre n’assure cependant pas un retour des élèves en classe lundi. Mélanie Hubert estime que ce serait très optimiste d’envisager cela puisque des désaccords demeurent, notamment au sujet du télétravail.

Même si une entente était conclue en fin de semaine à la table de négociations, il y aurait un certain délai avant la levée de la grève. Selon la présidente Mélanie Hubert, la procédure de la Fédération prévoit l’organisation d’une rencontre du conseil fédératif de négociation afin d’analyser l’offre. Ce conseil inclut des représentants de chacun des syndicats affiliés à la FAE. Une fois leur décision rendue, il pourrait ensuite y avoir une assemblée générale afin de soumettre l’entente au vote des membres.

Vendredi, la FAE a déclaré en point de presse que malgré le dépôt de cette contre-offre, la grève générale illimitée entamée par ses 66 000 membres la semaine dernière se poursuit.

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