Quand on n’a pas les ressources nécessaires pour jouer du hockey de rattrapage, il faut savoir amorcer le match à la même heure que l’adversaire.


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Visiblement, les joueurs du Canadien n’avaient pas eu le mémo que le match commençait à 19h. Pourtant, c’est pas mal toujours à la même heure.

«On avait des gars qui n’étaient pas prêts, a martelé Martin St-Louis. Dans cette ligue, ce n’est pas facile quand tu pars comme ça. On n’était pas à l’heure, on s’est tiré dans le pied.»

Incapable de sortir la rondelle de son territoire, multipliant les revirements, le Tricolore a mis 10 minutes avant de décocher un premier tir au but. Un tir qui n’était pas sans rappeler celui de Mike Matheson, le seul de la première période du match face aux Kings : un dégagement.

C’était la cinquième fois de suite que le Tricolore accordait le premier but à l’adversaire. Autre statistique révélatrice des débuts de matchs difficiles : le Canadien a maintenant accordé 22 buts en première période. Il en a inscrit 13. On parle pratiquement du double.

«Oui, on a travaillé fort pour revenir dans le match, mais on ne peut continuellement creuser nous-même notre trou», a indiqué Nick Suzuki.

«On a fait des erreurs stupides. On créait des revirements sans arrêt aux lignes bleues. On a même donné un but alors qu’on était en supériorité numérique», a énuméré le capitaine du Canadien.

Armia combatif

Même Gustav Lindström, qui a marqué le but égalisateur contre son ancienne formation, avait ce début de match de travers.

«On ne peut pas commencer comme ça. On perdait constamment nos batailles pour la rondelle. On leur a offert un paquet de surnombres. C’est difficile d’espérer obtenir du succès dans ces circonstances.»

Le Canadien a sauvé sa soirée en comblant un recul de 4 à 2 en troisième période. On peut donc féliciter sa résilience et sa combativité.

«La première moitié du match a été difficile, mais on a trouvé une façon de demeurer dans le match. En troisième période, notre infériorité numérique nous a donné du rythme et on a marqué deux buts importants», a décrit Jake Allen.

D’ailleurs, au cours cet engagement, Joel Armia a obtenu une promotion sur le premier trio et Josh Anderson a récolté un premier point en neuf matchs.

«S’il jouait toujours comme ça, son travail serait peut-être différent», a indiqué St-Louis à propos de l’effort d’Armia, auteur, en passant, d’un but en infériorité numérique.

Il n’aurait pas besoin de faire des détours par Laval pour retrouver sa touche.



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