Plus d’une trentaine de groupes et de nombreux locataires ont manifesté dans Parc-Extension, samedi midi, pour réclamer le retrait du projet de loi 31 et la démission de la ministre de l’Habitation, France-Élaine Duranceau. 

Les manifestants réclamaient également un gel des loyers immédiat et la socialisation de tous les nouveaux logements, a affirmé le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), par voie de communiqué.

«Le gouvernement de la CAQ est en cours de passer à l’histoire comme celui qui, le premier de l’histoire du Québec, aura fait reculer les droits des locataires et se sera plié aux volontés et aux désirs les plus profonds des propriétaires», a martelé Martin Blanchard, du RCLALQ.

Dans son communiqué, le RCLALQ a mentionné l’explosion des loyers, qui auraient augmenté de 75 % au Québec depuis 2022, et ce de la faute des «propriétaires déterminés à nous dépouiller», peut-on également lire.

Le projet de loi 31 donnerait aux propriétaires plus de pouvoir pour refuser les cessions de bail, qui permettent aux nouveaux locataires de bénéficier, et ce jusqu’au renouvellement du bail, du même loyer que leur prédécesseur.

Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) était accompagné notamment du Front de lutte pour un immobilier populaire (FLIP) et du Comité d’action de Parc-Extension pour appeler les locataires à manifester.

«Le PL31 est une vraie joke dans la face de toutes les personnes locataires du Québec. Nous enlever un des derniers outils de solidarité qui nous permet de lutter contre notre exploitation collective, c’est ouvrir grande la porte à l’augmentation de l’itinérance et à la détresse de nos concitoyen.ne.s déjà les plus vulnérabilisé.e.s», a déploré Sam Choquette, militant.e du FLIP.

Le RCLALQ demandait déjà la démission de la ministre Delanceau depuis le 30 novembre dernier, à la suite du dépôt du rapport de la commissaire à l’éthique, «qui conclut que la ministre de l’Habitation France-Élaine Duranceau a “favorisé de manière abusive les intérêts personnels” d’une amie lobbyiste», peut-on lire dans le communiqué publié par la RCLALQ sur leur site Internet.


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