La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) a fait parvenir samedi sa contre-offre au gouvernement de François Legault afin de mettre fin à la grève générale illimitée.

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«Le gouvernement a dit qu’il était prêt à faire n’importe quoi, alors je dirais à M. Legault, arrêtez de faire n’importe quoi, puis signez l’entente qu’on vous propose, c’est ça la meilleure chose à faire pour les élèves!» a fait valoir en entrevue à TVA Nouvelles la présidente de la FAE, Mélanie Hubert.

La présidente faisait ainsi référence aux propos tenus la veille par le premier ministre, qui avait appelé de ses vœux la fin de la grève «pour le bien des enfants», des propos aussitôt qualifiés par la partie syndicale comme du «chantage émotif».

Au lendemain de ces échanges, Mme Hubert déplore toujours la rhétorique de M. Legault.

«Nos profs et le système scolaire tiennent à bout de bras depuis des années parce qu’on culpabilise des femmes qui se donnent corps et âme à l’école», fustige-t-elle.

«Cette idée-là de la vocation et de prendre soin des enfants, c’est ce qui nous a menés dans un cul-de-sac. Le gouvernement hier faisait encore ça. Jamais il n’aurait fait ça à des gens de la SQ ou à des pompiers. On fait ça parce qu’on est des femmes et qu’on joue sur cette corde-là. On a trouvé ça déplorable», insiste-t-elle encore.





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