La Société de transport de Montréal (STM) a annoncé mercredi qu’elle supprimerait 255 postes, mais le plan de restructuration n’a pas encore été dévoilé, ce qui fait planer l’inquiétude, déplorent les syndicats.

«On parle de 5% de la masse salariale sur les postes non syndiqués, syndiqués bureau et professionnels. On parle donc d’environ 255 postes qui seraient abolis», explique Stéphane Lamont, président du syndicat de la section locale SCFP 2850.

Les abolitions de postes sont donc deux fois plus importantes que ce qui était prévu il y a deux semaines par la directrice générale, Marie-Claude Léonard, puisqu’à la mi-novembre elle parlait d’environ 120 postes supprimés.

Lors de l’annonce faite aux employés hier matin, Mme Léonard a dit baigner «dans un contexte de grands défis», selon nos informations.

«C’est une zone de turbulence à traverser», a-t-elle expliqué avant d’ajouter que cette décision n’était pas facile, mais «démontre que [la STM gère] de façon courageuse et responsable».

Elle a également assuré que les personnes dont le poste sera aboli seraient rencontrées pour regarder les options, notamment de nouvelles possibilités pour se développer dans d’autres fonctions.

Pour le moment, aucun plan n’a été proposé, ce qui rend les choses inquiétantes pour les syndicats.

«On est préoccupés par le sous-financement des transports en commun, mais le plan n’étant pas encore connu, c’est difficile de savoir qui va être touché ou non», poursuit M. Lamont.

Ce serait principalement les employés de bureau qui seraient touchés, puisque la STM souhaite protéger le service offert aux citoyens.

Bras de fer avec Québec

Mais pour Chrystine Montplaisir, conseillère au Syndicat canadien de la fonction publique, ces coupes auront quand même des conséquences.

«Ils disent toujours que le service ne sera pas touché, mais [dans les emplois de bureau] il y a quand même des postes stratégiques qui pourraient avoir une incidence [sur le service]», soutient-elle, en affirmant être dans le néant.

Québec et les municipalités sont engagés dans un bras de fer depuis quelques mois sur le financement des sociétés de transport, une offre de 238 M$ ayant été jugée insuffisante.

À Montréal, l’idée que le métro ferme à 23h pour la nuit avait également été évoquée pour réduire les coûts.

De son côté, la STM engrange les déficits de plusieurs dizaines de millions depuis la pandémie et ces mesures s’inscrivent dans la réduction des dépenses de la société.

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