Le projet de méga-usine de batteries de Northvolt n'en a pas fini avec les tribunaux. Radio-Canada a appris que le Centre québécois du droit de l'environnement (CQDE) a déposé devant la Cour supérieure, vendredi, une demande introductive de pourvoi en contrôle judiciaire. Elle vise à faire annuler l'autorisation délivrée par le ministre de l'Environnement du Québec.

Il s'agit d'une deuxième tentative du CQDEaprès l'échec de la demande d'injonction pour faire cesser les travaux d'abattage d'arbres et de remblayage de milieux humides, le 26 janvier.

Les avocates qui représentent deux résidents de McMasterville et une de Saint-Basile-le-Grand espèrent que, cette fois, l'analyse plus en profondeur du dossier leur donnera gain de cause.

Selon les demanderesses, le ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) a pris une décision déraisonnable dont l'analyse présentait d'importantes lacunes.

Benoit Charette répond aux questions des journalistes en mêlée de presse.

Benoit Charette est le ministre québécois de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Leur argumentaire a mis l'accent sur le fait que Benoit Charette a donné son aval sans connaître les détails du plan de Northvolt pour compenser la destruction des milieux humides. La compagnie suédoise a en effet 36 mois pour soumettre son plan qui vise à créer, restaurer et/ou conserver une superficie de milieux naturels de 30 à 50 hectares, en dehors du site du projet.


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