Aucune personne trans ou non-binaire ne siège sur le comité qui sera chargé de se pencher sur les questions relatives à l’identité de genre, dévoilé mardi par la ministre Suzanne Roy.

Interrogée à ce propos, la ministre de la Famille a défendu sa décision en faisant valoir que le comité n’est pas «un comité de représentation». «C’est un comité de réflexion, d’analyse, de travail», a-t-elle expliqué en conférence de presse, à Québec, en précisant que le comité travaillera en collaboration avec le Conseil québécois LGBT.

«Il n’est pas question de reculer sur les droits existants des personnes trans et non binaires. Il y a des grands pas qui ont été faits, et on ne va pas les débattre, et on ne va pas revenir en arrière», a-t-elle également assuré. 

Ce comité, présidé par l’ex-présidente du Conseil du statut de la femme Diane Lavallée, aura pour objectif de «créer un espace de réflexion pour alimenter les futures décisions du gouvernement» et «d’apaiser les tensions sociales», a expliqué Mme Roy. 

Mme Lavallée sera appuyée dans ses travaux par le Dr Jean-Bernard Trudeau et le professeur en droit constitutionnel Patrick Taillon. 

L’identité de genre est au cœur des débats à plusieurs endroits au pays, alors que le Nouveau-Brunswick et la Saskatchewan se sont dotés récemment de politiques pour empêcher les jeunes trans et non-binaires de changer de nom ou de pronom à l’école sans aviser leurs parents. 

Selon la définition courante, l’expression «identité de genre» désigne «l’expérience intérieure et personnelle» que chaque personne a de son genre. «Il s’agit du sentiment d’être une femme, un homme, les deux, ni l’un ni l’autre, ou d’être à un autre point dans le continuum des genres», selon le gouvernement du Canada. 

Le mandat du Comité de sages

– Brosser un portrait de la réalité québécoise

– Recenser les politiques publiques, les pratiques et les directives québécoises dans plusieurs secteurs (éducation, sports et loisirs, famille, santé et services sociaux, sécurité publique, etc.)

– Analyser leurs effets potentiels sur l’ensemble de la société québécoise.

– Recenser, comparer et analyser les politiques, directives et pratiques mises en place au sein des États comparables au Québec.

– Identifier les principaux enjeux à approfondir pour la suite.

– Collaborer avec le Conseil québécois LGBT.

Plus de détails à venir…

Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?

Écrivez-nous à l’adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.


Voir la source