La grève générale illimitée de la Fédération autonome de l’enseignement risque d’avoir des répercussions «catastrophiques» pour des chauffeurs d’autobus qui pourraient être mis à pied dès jeudi, alors que 40% des écoles de la province sont fermées depuis la semaine dernière. 

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La majorité des contrats dans le réseau scolaire prévoit qu’après cinq jours consécutifs de grève, les sommes versées par les centres de services scolaires aux transporteurs seront réduites de 50%, explique Luc Lafrance, président-directeur général de la Fédération des transporteurs par autobus.

À moins d’un changement de dernière minute, le couperet tombera ce jeudi 30 novembre, puisque les enseignants de la Fédération autonome de l’enseignement sont en grève générale illimitée depuis jeudi dernier.

Les transporteurs seront alors forcés de procéder à des mises à pied, indique M. Lafrance.

«On est déjà en pénurie de main-d’œuvre, on risque d’en perdre un certain nombre qui ne reviendront pas au bercail [lorsque la grève sera terminée]. Ils vont aller travailler ailleurs, ce n’est rien pour aider à la pénurie», affirme-t-il.

Le ministère de l’Éducation devrait exiger des centres de services scolaires que le paiement des contrats soit maintenu pendant toute la durée de la grève, comme ce fut le cas pendant la pandémie, ajoute M. Lafrance.

«Une catastrophe»

Du côté de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la présidente du secteur transport scolaire s’inquiète de l’impact de cette grève sur les conducteurs.

«On s’en va vers une catastrophe pour les chauffeurs», lance Josée Dubé. 

La plupart n’auront pas droit au chômage pendant cette période puisque le nombre d’heures travaillées depuis le début de l’année scolaire n’est pas suffisant pour s’y qualifier.

«Les chauffeurs sont très, très inquiets en ce moment», ajoute-t-elle.

La CSN demande elle aussi au ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, de corriger le tir.

Au cabinet du ministre Drainville, on se dit «conscient des impacts des grèves sur les chauffeurs d’autobus scolaires». 

«Ils sont essentiels pour nos élèves et au bon fonctionnement de notre réseau scolaire. On travaille à trouver des solutions avec les centres de services», a indiqué son attachée de presse, Florence Plourde.

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