L’éventuelle venue du lanceur Shohei Ohtani chez les Blue Jays de Toronto pourrait avoir un impact énorme, non seulement pour l’équipe, mais également pour son propriétaire, la société de télécommunication Rogers. 

Comme l’a souligné jeudi le chroniqueur du «Toronto Sun» Steve Simmons, Rogers pourrait profiter de l’arrivée du joueur autonome vedette pour tourner le dos au contrat de diffusion qui lie la compagnie avec la Ligue nationale de hockey (LNH).

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Pour rappel, Rogers avait payé une somme astronomique, soit 5,2 milliards $, pour être le diffuseur anglophone officiel de la LNH au Canada.

«Rogers cherche à se détourner du réseau de hockey – qui a représenté un énorme fardeau pour l’économie de l’entreprise – pour devenir le premier réseau des Blue Jays qui comprendrait une équipe se battant pour la Série mondiale, centrée sur l’éclat d’Ohtani, avec Rogers Sportsnet, le réseau, réduisant ainsi les coûts et augmentant les revenus en même temps», a écrit Simmons.

L’entente entre les deux parties prendra fin au terme de la saison 2025-2026.

«Le contrat d’Ohtani, s’il était signé ici, se situerait entre 500 et 600 millions $US sur une période susceptible d’être de 10 ans. En d’autres termes, Rogers, propriétaire des Blue Jays, paierait à Ohtani tout au plus, mais pas beaucoup plus, 60 millions de dollars par saison – selon la structure des bonus – tout en ne payant plus à la LNH quelque 500 millions de dollars par saison pour les droits exclusifs titulaires au Canada.»

Des dépenses astronomiques

Rogers devrait donc dépenser environ 560 millions $ par année juste sur la LNH et Ohtani – si ce dernier se joint effectivement aux Blue Jays – lors des deux prochaines saisons.

Cela peut paraître beaucoup, mais si l’entreprise décide de ne pas renouveler son contrat avec le circuit Bettman, les retombées économiques – incluant notamment le prix des plages publicitaires lors de la diffusion des matchs des Blue Jays, des ventes à la billetterie et aux concessions – pourraient clairement être bien plus avantageuses que de se lier à nouveau avec la LNH.

«Une saison de 162 matchs, avec quelques séries éliminatoires et une saison hors-concours, pourrait offrir à Rogers plus de 500 heures de sport télévisé de mars à octobre, a poursuivi Simmons. Et cela n’inclut pas les émissions d’avant-match ou d’après-match ou toute autre programmation liée au baseball des Blue Jays. Cela pourrait signifier un calendrier plus souple d’octobre à mars, mais une totale maîtrise du marché pendant la moitié de l’année civile.»

Cela semble donc être le bon moment pour Rogers de se séparer de la LNH. Il faudra maintenant voir si Ohtani, dans son cas, souhaite vraiment se retrouver à Toronto.



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