La Société de transport de Montréal (STM) a trouvé une façon de réduire la croissance attendue de ses dépenses de 85,6 M$ sans devoir sabrer les horaires du métro ou des lignes d’autobus.

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L’organisation a présenté, mercredi, un budget de 1,77 G$ pour l’année 2024 qui permettra de «[maintenir] l’offre de service bus et métro au niveau de 2023 et [d’augmenter] celle du transport adapté de 29,5% pour atteindre le niveau de 2019», a assuré la STM.

Notons que le niveau de service de l’année 2023 équivalait, pour les autobus, à 97% de ce qu’il était avant la pandémie. Le métro, lui, a offert en 2023 94% du service qui était disponible en 2019.

Le budget de l’année 2024 est, dans les faits, en hausse de 4% par rapport à celui de 2023, grâce à une hausse des revenus d’exploitation transférés à la STM par l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), le chef d’orchestre du transport en commun dans le Grand Montréal.

Rappelons que la STM a mis fin à son réseau d’autobus «10 minutes max» en 2023.

Suppressions de postes

Pour arriver à équilibrer son budget, la STM entend limiter à seulement 2,9% la croissance de ses dépenses en rémunération. Plus de 10 000 employés de la STM recevront près de 1,17 G$ en 2024, un montant incluant leur rémunération de base et tous les frais associés (heures supplémentaires, primes, avantages sociaux, etc.).

La STM a adopté «une baisse de la masse salariale des employés et des cadres non liés à l’exploitation et une diminution du budget de biens et services», a commenté la directrice générale de la STM, Marie-Claude Léonard.

Celle-ci se traduira notamment par une baisse de 1% des effectifs et le non-comblement de postes à pourvoir, est-il noté dans le budget. La semaine dernière, la société avait évoqué un total de 255 coupes de postes.

«Ces mesures auront des effets à long terme, ce qui marque un tournant majeur pour la STM», a souligné Mme Léonard.

Rappelons que la STM s’attendait à terminer son année financière avec un déficit de 60 M$. Ce dernier devrait être épongé grâce à une aide d’urgence de 400 M$ débloquée par Québec lors de sa mise à jour budgétaire en novembre.

La communauté métropolitaine avait averti le gouvernement Legault cet automne que, faute de nouveaux fonds, les services de transport en commun pourraient être réduits. L’idée d’une réduction du nombre d’heures de fonctionnement du métro avait même été évoquée. 





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