Le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, passe l’éponge sur les insultes prononcées en chambre par son leader parlementaire, Alexandre Leduc, envers son vis-à-vis caquiste, Simon Jolin-Barrette.

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«J’ai envie de dire: que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre», a indiqué d’entrée de jeu M. Nadeau-Dubois, en revenant sur les propos injurieux lancés la veille par M. Leduc en quittant le Salon bleu.

«F**ck you Simon, f**ck you Simon», a vociféré mercredi le député d’Hochelaga-Maisonneuve en visant le leader parlementaire du gouvernement.

«On est en fin de session, tout le monde est fatigué. Les politiciens, c’est des êtres humains, hein. Il leur arrive de perdre le contrôle de leurs émotions. C’est ce qui est arrivé à mon ami [Alexandre Leduc]», a expliqué M. Nadeau-Dubois.

Le chef parlementaire de QS a souligné que M. Leduc s’est aussitôt amendé en offrant ses excuses à M. Jolin-Barrette et que ce dernier a bien voulu les accepter.

Tout juste avant de s’emporter, mercredi, M. Leduc venait de prendre la défense de la députée de Sherbrooke, Christine Labrie, qui a amené la présidence de l’Assemblée nationale à ajouter «exploiter les femmes» à la liste des mots non parlementaires, en début de semaine.

GND s’impatiente

Selon M. Nadeau-Dubois, le fait que Mme Labrie soit la conjointe de M. Leduc ne remet nullement en cause sa légitimité en tant que leader parlementaire, comme l’ont soulevé plusieurs analystes, hier.

«Ça, ça n’a rien à voir», s’est impatienté M. Nadeau-Dubois, lorsque questionné sur ce point en mêlée de presse.

«Vous savez c’est quoi le scandale au Québec, a-t-il rétorqué aux journalistes. Il y a un Québécois sur trois qui souffre d’insécurité alimentaire. Avez-vous des questions là-dessus? Avez-vous des questions là-dessus? Avez-vous des questions là-dessus?»

Avant de recevoir des excuses, M. Jolin-Barrette a également remis en question la place de M. Leduc en tant que leader parlementaire du deuxième groupe d’opposition, en soulignant qu’il n’a jamais vu un élu se faire insulter de la sorte.

«Je pense qu’il doit se poser des questions», a laissé tomber le député caquiste de Borduas, en condamnant les propos de son homologue solidaire.

M. Leduc a également obtenu l’appui de son collègue Vincent Marissal.

«Les esprits s’échauffent parfois à l’Assemblée nationale. Ce n’est pas la première fois. Et puis, c’est malheureux. […] On n’est pas fiers de ça, là. On ne va pas se faire imprimer des t-shirts avec ça», a commenté le député solidaire de Rosemont.

«Alexandre s’est excusé de bonne foi. Simon a accepté de bonne foi les excuses. Dans le temps, on appelait ça des gentlemen’s agreements. On pourrait changer le mot maintenant pour être plus inclusif, mais c’est comme ça qu’un Parlement à la britannique […] fonctionne», a expliqué M. Marissal.

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