Le Réseau express métropolitain (REM) «ne fait pas défaut» dans les conditions difficiles des hivers montréalais, s’est défendue hier sa direction, qui a toutefois promis des améliorations dans ses communications avec les usagers.

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C’est ce qu’a martelé Jean-Marc Arbaud, Président et chef de la direction de CDPQ Infra, lors d’une présentation aux médias d’un plan d’opération hivernale visant à rassurer les usagers.

Ceux-ci ont vécu des ratés pendant plusieurs heures lundi matin, lors de la première bordée de neige de l’hiver.





Photo Olivier Faucher / Journal de Montréal

Autre raté vendredi

Ironie du sort, vendredi, juste avant le point de presse, le réseau a aussi subi une interruption d’environ 45 minutes en raison d’une intervention des équipes du pont Samuel-De-Champlain pour déneiger les pylônes. Cette perturbation prévue à 9 h n’a été communiquée aux usagers qu’à 7 h 30 via la plateforme X. «C’est une communication qui a été faite trop tardivement pour que nous on puisse la donner avec suffisamment de préavis», a fait savoir M. Arbaud. Ce cas illustre selon lui qu’il reste du travail à faire pour que le REM se coordonne avec d’autres acteurs.

S’il reconnaît devoir «regagner la confiance des usagers», M. Arbaud a tenu à rassurer ceux qui s’inquiètent de la fiabilité du service en hiver.

«Notre objectif de disponibilité du système est de 99%, et nous sommes aujourd’hui à 98%, a soutenu M. Arbaud, selon qui le “système ne fait pas défaut” l’hiver.

Des représentants d’Alstom et d’AktinsRéalis, concepteurs du REM, ont mis de l’avant les tests réalisés notamment dans des conditions hivernales au cours des dernières années.

On est en train de monter en maturité, en expérience», a assuré Marc Boucher, vice-président principal, grands projets et services d’ingénierie pour AktinsRéalis. 

Amélioration des communications 

C’est plutôt au niveau des communications que le REM doit être meilleur, selon M. Arbaud.

Le REM a ainsi annoncé plusieurs mesures en ce sens, comme la mise en place au cours des prochaines semaines d’un système d’alertes SMS sur l’état du service.

Depuis son lancement, de nombreux usagers ont critiqué le peu d’informations disponibles lors des perturbations de services.

«[Le système de SMS], c’est le genre de moyen de communication qui aurait dû être prévu à l’avance», croit François Pépin, administrateur chez Trajectoires Québec, un organisme défendant les usagers du transport collectif.





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