LAVAL | Il n’y a pas beaucoup de raisons de se réjouir dans l’entourage du Rocket depuis le début de la saison, alors quand l’ancien capitaine de l’équipe Alex Belzile vient faire son tour, on en profite. 

Belzile et le Wolf Pack de Hartford seront à la Place Bell vendredi et samedi et le vétéran, qui a disputé cinq saisons avec le Rocket, ne cache pas que ce retour lui fait plaisir.

«Je mentirais de dire que c’est un match comme un autre, a-t-il avoué, vendredi midi. Je me suis levé ce matin et j’avais le sourire facile. On est rentrés à l’aréna et les joueurs du Rocket s’échauffaient, c’est sûr que la camaraderie était là.»

Il jure qu’il n’a commencé à penser à cette rencontre que jeudi, mais le responsable des communications du Wolf Pack nous mentionnait avant l’entrevue que Belzile en parlait depuis quelques semaines.

Honoré

Détenteur de la plupart des records individuels du Rocket, Belzile aura droit à un petit hommage avant la rencontre de vendredi.

«C’est le fun, c’est sûr, d’avoir cette attention. À Hartford, c’est différent, on est dans l’ombre et on fait nos petites affaires.

«J’ai beaucoup de beaux souvenirs ici, j’ai passé cinq belles années à Laval et Montréal. Je suis vraiment reconnaissant envers l’organisation qui m’a donné ma première chance.»

La fin de semaine sera particulière pour Belzile, puisque c’est la première fois qu’il portera un autre uniforme que celui du Rocket à la Place Bell.

Désiré

L’été dernier, Belzile a signé avec les Rangers de New York un contrat à deux volets d’une durée de deux saisons d’une valeur de 775 000$ par saison, selon CapFriendly.

La durée est évidemment intéressante pour le vétéran de 32 ans, car il passait de prolongation en prolongation chez le Rocket. Mais il y a aussi l’aspect financier, puisqu’il jouit d’un salaire garanti de 450 000$ et d’une compensation complète l’année prochaine, peu importe où il évoluera. Et il y a surtout l’intérêt que les Rangers lui ont porté qui a pesé dans la balance.

«Les Rangers m’ont donné beaucoup d’amour, ils me voyaient dans leur soupe, comme on pourrait dire. Je trouve ça flatteur qu’on reconnaisse mes bonnes performances de l’an passé. C’est une chance à côté de laquelle il était difficile de passer.»

Belzile précise que l’offre du Canadien n’était pas aussi intéressante financièrement, mais il précise également qu’il y avait plus de deux équipes sur les rangs, une première pour lui.

«Il y avait de l’intérêt et il y en avait d’autres équipes aussi. C’était la première fois de ma vie que je pouvais prendre mon temps et que j’avais le gros bout du bâton.

«Toute ma vie, quasiment, je prenais la première offre et j’étais juste reconnaissant de continuer, je ne voulais pas déranger personne et avoir juste une chance de jouer.»

Bonne saison

Les choses vont bien pour le Bas-Laurentien, qui connaît un début de saison percutant avec le Wolf Pack, lui qui est le second marqueur de l’équipe avec 7 buts et 15 passes, pour 22 points en 21 rencontres.

«En ce moment, ça va très bien, on a un bon début de saison, on a une équipe mature qui a beaucoup de profondeur et qui est très bien dirigée.»

Sur le plan du hockey, il doit être satisfait de sa décision. Pendant que le Rocket végète dans les bas-fonds du classement de la Ligue américaine, le Wolf Pack caracole au sommet. 

L’équipe de la capitale du Connecticut présente une fiche de 14 victoires, quatre défaites et trois revers en prolongation, en plus d’occuper le second rang de la section Atlantique avec 31 points, soit cinq de moins que les Bears de Hershey, qui sont aussi en tête de la Ligue américaine. Le Wolf Pack est à égalité avec les Wranglers de Calgary au second rang du classement général de la Ligue américaine.

Allié

En arrivant à Hartford, Alex Belzile a retrouvé un allié de longue date, le gardien Louis Domingue, qui a été son colocataire quand il a commencé sa carrière dans la ECHL, à Gwinnett, en Géorgie.

«En 2012-2013, l’année du lockout, il était chez lui à Saint-Éloi, il n’avait pas de place où jouer, j’achalais mon entraîneur et directeur général dans la East Coast (ECHL) pour lui donner une chance parce que je l’avais vu évoluer à Rimouski, et ils l’ont finalement amené», a expliqué le gardien, qui admire son ami.

«Ça serait facile de dire que le reste c’est de l’histoire, mais il a encore eu à frapper des portes, à passer à travers les portes qui étaient fermées devant lui et à donner un coup de pied dedans quand elles étaient un peu ouvertes et il entrait solidement, il l’a fait jusqu’à son contrat actuel.»





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