Après les enseignants du primaire, secondaire et cégep, c’est maintenant au tour des professeurs de l’Université de Montréal (UdeM) de se doter d’un mandat de grève. 

C’est ce qui a été décidé jeudi soir lors d’une assemblée générale extraordinaire du Syndicat général des professeurs et professeures de l’Université de Montréal (SGPUM). Les quelque 600 professeurs présents ont ainsi adopté, à 97%, un mandat de grève de 12 jours. Le SGPUM pourra utiliser ces journées de grève à un moment qu’il jugera opportun.

«Il s’agit d’un message clair à la direction de l’Université de Montréal: il est plus que temps de négocier afin d’en arriver rapidement à une entente et d’éviter un premier conflit de travail avec les professeur·e·s en 18 ans», a souligné le syndicat dans un mémo publié sur son site web.

Le SGPUM estime que les négociations n’évoluent pas suffisamment, et ce, malgré la nomination d’un conciliateur par le ministre du Travail le 13 novembre dernier.

Dans une déclaration envoyée à l’Agence QMI vendredi après-midi, l’Université de Montréal a affirmé prendre «acte du vote des membres du Syndicat général des professeurs et professeurs de l’UdeM en faveur de moyens de pression, c’est-à-dire 12 jours de grève à utiliser au moment qu’il jugera opportun.» 

«Les négociations se poursuivent et l’Université garde espoir qu’elle pourra en arriver à une entente négociée avec le SGPPUM, dans l’intérêt des deux parties», a ajouté l’Université qui n’émettra aucun autre commentaire. 


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