Le gouvernement Legault demande plus de «flexibilité» aux syndicats dans les éventuelles conventions collectives. Pour le Front commun, qu’est-ce que cette demande gouvernementale représente? 

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Le premier vice-président de la CSN a fait le point sur l’état des négociations alors que 420 000 syndiqués du Front commun sont en grève du 8 au 14 décembre.





Marcel Tremblay / Agence QMI

Francois Enault constate une accélération des négociations en raison de l’arrivée du conciliateur, malgré le différend qui persiste sur la souplesse entre les travailleurs et l’employeur.

Ce dernier a également offert sa vision sur un terme prononcé à maintes reprises par François Legault et Sonia LeBel: la flexibilité.

«Lorsqu’on entend le mot flexibilité de la part du gouvernement, c’est s’arroger plus de pouvoirs, de rapatrier ses droits de gérance qu’il a donnés au fil des années, et ça, il n’en est pas question», évoque-t-il.





TVA Nouvelles

M. Enault donne en exemple le déplacement de travailleurs d’un établissement à l’autre.

«Ce n’est pas vrai qu’on va nous imposer la solution du gouvernement», ajoute-t-il, en entrevue sur les ondes de LCN.

Étant donné que le réseau public a un problème d’attraction et de rétention, la proposition du gouvernement pourrait empirer la situation, estime-t-il.

«C’est clair que les gens ne voudront pas ça, puis ils vont aller travailler ailleurs avec de meilleurs salaires. Je pense que l’idée du gouvernement n’est pas bonne en ce moment, mais on est prêts à regarder des solutions avec lui», dit François Enault, qui espère une entente d’ici Noël.


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