Avis aux parents qui espèrent que les écoles rouvriront dès qu’il y aura une entente entre Québec et ses syndiqués: il faudra prévoir «plusieurs heures» pour organiser le tout, si bien que les élèves ne retourneront pas en classe du jour au lendemain. 

«Ça prend certainement au moins 24 heures pour tout réorganiser», a indiqué au Journal mercredi Catherine Roy, porte-parole de la Fédération des centres de services scolaires du Québec.

«Plusieurs heures» seront nécessaires pour assurer la transition, notamment en raison du transport scolaire qui doit être remis en branle afin «que tous les enfants puissent bénéficier des services éducatifs», explique Mme Roy.

Les modalités du retour en classe pourraient toutefois varier d’un centre de services à l’autre. Chaque organisation sera responsable d’en communiquer les détails aux parents, précise Mme Roy.

Un retour à planifier

Le son de cloche est semblable du côté des directions d’école, qui considèrent aussi qu’il serait difficile de faire revenir les élèves en classe à quelques heures d’avis.

«Ça ne peut pas se faire si rapidement que ça», lance Kathleen Legault, présidente de l’Association montréalaise des directions d’établissement scolaire.

En plus du transport scolaire, il faut s’assurer que les brigadiers scolaires soient présents aux intersections, déneiger et déglacer les entrées et cour d’écoles en plus de contacter tous les employés pour s’assurer qu’ils soient bel et bien de retour au travail, énumère Mme Legault.

«Il y a beaucoup de gens à aviser pour s’assurer que ce soit sécuritaire de retourner à l’école», affirme-t-elle.

À la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement, son président, Nicolas Prévost, estime qu’il est possible «de se revirer de bord rapidement», mais qu’il serait difficile de le faire à quelques heures d’avis.



«On est standby»

L’Association québécoise du personnel de direction des écoles rappelle de son côté que la balle sera dans le camp des centres de services scolaires. «On est standby, on a hâte que ça se règle et on va être prêt», a lancé son président, Carl Ouellet.

Plus de 40% des élèves québécois, soit un demi-million de jeunes, sont privés d’école depuis le 23 novembre en raison d’une grève générale illimitée déclenchée par leurs enseignants affiliés à la Fédération autonome de l’enseignement, du jamais-vu depuis 40 ans.

Même si le rythme des négociations semble s’être accéléré au cours des derniers jours, avec le dépôt de nouvelles offres patronales, les élèves ne sont pas au bout de leur peine puisque les syndiqués du Front commun seront à nouveau en grève du 8 au14 décembre, à défaut d’une entente avec Québec. 

Le Front commun représente 60% des enseignants et la grande majorité des employés de soutien et des professionnels du réseau scolaire, si bien que toutes les écoles de la province seront fermées à partir de vendredi.

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