Des porte-paroles des 420 000 syndiqués du Front commun (CSN-FTQ-CSQ-APTS) rencontreront les médias, dimanche à 11 h, dans le cadre de la troisième journée de grève sur les sept prévues jusqu’au 14 décembre.

Ils veulent faire le point sur les négociations des conditions de travail en santé et services sociaux, particulièrement sur les reculs proposés par le gouvernement, si l’on se fie à l’avis de convocation.

Mercredi, le gouvernement Legault a bonifié son offre salariale à +12,7 % pour la période 2023-2028 (contre +10,3 % dans son offre du 29 octobre).

Les prévisions d’inflation actuelles étant de 18,1 % pour cette période, cette offre aura toujours pour effet d’appauvrir les travailleuses et les travailleurs du secteur public.

Le gouvernement estime que l’offre globale, qui inclut notamment les hausses sectorielles (+2,5 %) et le montant forfaitaire de 1000 $, représente maintenant une hausse de 16,7 % de la masse salariale.

Toutefois les syndicats ne prennent pas en compte ces dernières sommes dans leurs calculs puisqu’elles ne sont pas récurrentes, ou alors parce qu’elles sont généralement offertes dans le cadre de mesures de flexibilité (comme l’acceptation de quarts de nuit ou la fin de semaine).

Ils demandent une bonification de plus de 20 % sur trois ans afin de répondre à l’inflation et effectuer une forme de rattrapage salarial par rapport à d’autres secteurs plus avantageux.

Le déclenchement d’une grève générale illimitée n’est désormais pas écarté.

Par ailleurs, le gouvernement caquiste a adopté, samedi, sa mégaréforme du système de santé. Au-delà des réserves quant à l’utilisation du bâillon, des syndicats sont d’avis que cette énième réforme ne permettra pas de régler les problèmes les plus pressants du réseau de la santé, notamment la pénurie de personnel et les mauvaises conditions de travail du personnel.

Le SPGQ s’invite dans la grève

Outre le Front commun, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) est aussi en grève du 11 au 14 décembre. La FIQ a indiqué dimanche avoir déposé une contre-offre vendredi.

Ces organisations seront rejointes, pour la première foi dans ce conflit, par les 34 000 membres du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) qui sont en grève du 13 au 15 décembre.

Rappelons que les enseignants de la FAE sont en grève illimitée depuis le 23 novembre.



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