La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a déposé vendredi soir sa contre-offre au gouvernement après avoir refusé la dernière proposition de Québec, a annoncé dimanche matin la présidente du syndicat.

• À lire aussi: «C’est nettement insuffisant» : La FIQ rejette l’offre bonifiée de Québec

La dernière offre du gouvernement qui promettait une augmentation de salaire de 12,5% sur cinq ans a été refusée à 99% par les membres.

Le syndicat revoit à la baisse ses attentes salariales qui demande maintenant une augmentation de 20% sur quatre ans.

«La flexibilité que le gouvernement veut c’est de promener une infirmière, une infirmière auxiliaire, inhalothérapeute d’un département à l’autre, alors pour ça, c’est non. Les résultats sont très parlants en Mauricie et dans le Centre-du-Québec. Aux alentours de 200 démissions, est-ce que c’est qu’on veut pour l’entièreté du Québec sans créer l’attraction et la rétention? La réponse, c’est non!» a déclaré la présidente de la FIQ, Julie Bouchard, en entrevue à «Salut Bonjour» dimanche matin, en réponse au gouvernement Legault qui réclame plus de flexibilité de la part des syndiqués depuis le début des négociations. 

Les syndiqués demandent eux aussi au gouvernement de faire preuve de «flexibilité».

Mme Bouchard estime que les professionnels en soins «doivent avoir la main mise sur leurs horaires de travail».

Les travailleurs exigent «qu’ils soient en mesure d’avoir les congés lorsqu’ils les demandent, qu’ils soient en mesure de voir leurs horaires de travail plusieurs semaines à l’avance sans que ce soit modifié à qui veut bien l’entendre de la part des gestionnaires parce que le travail de remplacement n’a pas été mis en place».

La contre-offre faite vendredi aborde ce qui a trait à l’intersectoriel, c’est-à-dire le salaire, les droits parentaux, la retraite, les disparités régionales.

Les questions sectorielles et les conditions de travail sont abordées «à tous les jours aux tables de négociations», confirme la présidente syndicale.

La FIQ sera en grève dès demain et jusqu’au 14 décembre, enjoignant les enseignants du Front commun en grève entre le 8 et le 14 et ceux de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) en grève générale illimitée depuis le 23 novembre dernier. 





Voir la source