Des ambulanciers ont débarqué lundi dans les bureaux d’Urgences-santé pour protester contre les nouveaux protocoles ministériels mis en place.

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Ce coup d’éclat visait à contester une nouvelle directive qui doit entrer en vigueur demain et selon laquelle les employés, même une fois leur quart de travail terminé, seront considérés disponibles pour répondre à des appels de priorité 0 tout au long de leur trajet entre le centre hospitalier et le garage où ils doivent stationner leur ambulance.

«La pire insulte»

Pour de nombreux ambulanciers de Laval et de Montréal, cette nouvelle mesure est la goûte qui fait déborder le vase, certains annonçant même vouloir se réorienter professionnellement.

«La charge de travail est déjà au maximum. C’est comme ça depuis plusieurs années. On doit déjà subir les pauses-repas qui sont coupées à 30 minutes, ou tout simplement pas données. […] Et là, la goutte qui fait déborder le vase, c’est de ne pas savoir quand est-ce qu’on va terminer nos quarts de travail», détaille Claude Lamarche, président du Syndicat du préhospitalier (SP-CSN).

«C’est, je vous dirais, la pire insulte des quarante dernières années, parce qu’à Montréal, ça n’a jamais existé. Quand on a terminé, on est réputé avoir terminé», ajoute M. Lamarche qui appréhende les effets qu’aura cette nouvelle mesure sur la conciliation famille-travail des employés.

Urgences-santé assure de son côté avoir à cœur le bien-être de ses employés et que la nouvelle mesure ne sera pas utilisée à la légère.

«Nos effectifs, on en a besoin. Pour nous, c’est de l’or en barre, puis on va en prendre soin le plus possible. On fait d’ailleurs affaire en ce moment avec de la main-d’œuvre externe pour venir combler nos quarts de travail, donc c’est sûr qu’on ne veut pas qu’ils partent», affirme le porte-parole pour Urgences-santé Stéphane Smith.

«Maintenant, cette directive-là, on l’applique… on a une demande de l’appliquer, on va l’appliquer. Après ça, si on peut tout faire pour garder nos employés, c’est ce qu’on va faire c’est certain», ajoute-t-il.

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