Même si elle s’est fait remarquer lors des élections de son mari Pierre Poilievre comme chef conservateur, Anaida Poilievre Galindo a pourtant grandi dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal.

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Elle est arrivée au Québec avec sa famille lorsqu’elle avait huit ans. Elle habitait avec ses deux frères, sa sœur et ses parents dans un appartement de l’avenue Faribault.

«En un mois et demi, j’ai appris le français (…). On écoutait « La Petite Vie »! donc, on a tout de suite parlé le joual», mentionne-t-elle.

D’ailleurs, maintenant qu’elle est mère de famille, le français occupe toujours une grande place chez elle.

Ses enfants parlent en effet couramment le français et l’espagnol.

À Ottawa, plusieurs conservateurs disent considérer Anaida Poilievre Galindo comme un atout pour le parti au Québec. La principale intéressée le confirme: elle sera aux côtés de son mari lors de la prochaine campagne électorale. 

«Un francophile de l’ouest, de l’Alberta, avec des parents de Saskatchewan, son père qui est francophone, marié avec une Latina-Québécoise. Ça fait vraiment une belle image de ce que représentent le Québec et le Canada», dit-elle.

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À l’instar de son mari, Anaida Poilievre Galindo trempe dans la politique depuis longtemps. Elle a d’abord été embauchée au sénat en 2008. 

«Je trouve que les valeurs du Québec, c’est les valeurs du Parti conservateur. Pour moi (…) c’est les mêmes valeurs. On est des gens fiers. On est fier de notre nation. On est fier de notre pays.»

Elle a affirmé à l’animateur qu’elle croit que Pierre Poilievre sera le prochain premier ministre du Canada. Elle pense également que certaines critiques des Québécois à l’égard du chef conservateur sont dûes à la méconnaissance.

«Je crois que les gens n’ont pas encore pris la chance et l’opportunité de le connaître au Québec. Mon mari, c’est quelqu’un qui a le sang chaud, tout comme moi. C’est quelqu’un qui a de la passion, c’est un batailleur et c’est ce dont on a besoin», souligne-t-elle. 

Sur la question de l’avortement, elle dit que la position du couple Poilievre est claire: pas question de rouvrir ce débat. 

«On est pro-choix. On s’est prononcé là-dessus. Moi, je suis une femme issue du Québec, j’ai grandi ici. Pis ça fait partie de mes valeurs», dit-elle.





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