L’implantation en 2024 d’une piste cyclable du Réseau express vélo (REV) sur le boulevard Henri-Bourassa suscite l’inquiétude de certains commerçants. Pourtant, l’exemple de la piste nord-sud sur la rue Saint-Denis ne devrait-il pas les inciter à l’optimisme? On fait le point en un graphique.  

Depuis l’inauguration de la piste cyclable du REV, en novembre 2020, le taux d’occupation des commerces de la rue Saint-Denis est globalement en progression.  

Il a même atteint un sommet au mois de mars 2023: 86,04%. Il s’agit du taux d’occupation le plus élevé depuis que la Société de développement commercial (SDC) rue Saint-Denis a mis sur pied sa méthode de calcul actuelle.  

Alors que ce taux était de 77% en janvier 2019, soit un an avant la pandémie, il s’est stabilisé depuis un an autour de 84%.

Quant au REV, son succès ne se dément pas. Le nombre d’utilisateurs du réseau est en constante hausse depuis son lancement, il y a trois ans.

Pas assez de «sorties d’autoroute»

En entrevue à 24 heures, le directeur général de la SDC Saint-Denis, Julien Vaillancourt Laliberté, se dit satisfait de ces chiffres. Selon lui, les gens qui étaient réfractaires au début se sont faits au REV, qui fait partie maintenant de leur quotidien. 

En revanche, M. Vaillancourt Laliberté aimerait désormais des aménagements supplémentaires pour faciliter la vie des consommateurs, comme d’autres stationnements à vélos ou un meilleur affichage. Il voudrait aussi que les utilisateurs du REV puissent quitter plus facilement «l’autoroute» pour faire leur magasinage. 

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«Quand on parle du REV, on utilise souvent un langage autoroutier, on dit “c’est une autoroute pour vélos” ou “ça permet d’aller d’un point A à un point B”, etc. Mais sur une autoroute, il y a des bretelles de sortie… On n’en a pas sur Saint-Denis des bretelles de sortie. Ce n’est pas parce qu’il y a une lumière rouge que les gens vont sortir», explique-t-il. 

La crainte de l’axe est-ouest

Malgré le succès du REV sur Saint-Denis, Julien Vaillancourt Laliberté dit comprendre les inquiétudes des commerçants d’Ahuntsic.  

Selon lui, les craintes des commerçants seraient notamment liées au fait que le boulevard Henri-Bourassa, qui va d’est en ouest, est moins bien desservi par les transports en commun qu’un axe nord-sud comme la rue Saint-Denis.  





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