Un consommateur de pornographie juvénile des Laurentides qui avait chez lui plus d’un million et demi de vidéos et d’images explicites d’enfants a écopé de quatre ans de taule.

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«[C]haque fichier, chaque enfant qu’on voit, c’est une victime […] qui risque d’avoir des problèmes toute sa vie à cause de ce qui a été fait par des adultes», a insisté le juge Sylvain Lépine, mardi matin, au palais de justice de Saint-Jérôme.

Il a entériné une suggestion commune de la Couronne et de la défense concernant la peine à infliger à Patrick Renaud, qui sera inscrit au registre des délinquants sexuels pour les 20 prochaines années. 

Se déplaçant à l’aide d’une canne, Renaud s’est présenté devant le tribunal avec des sacs remplis d’effets personnels, prêt pour son séjour en prison. 





Patrick Renaud, dans les couloirs du palais de justice de Saint-Jérôme, le mardi 12 décembre.


PHOTO MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTRÉAL

Celui qui célébrera ses 51 ans la veille de Noël derrière les barreaux avait plaidé coupable à trois chefs d’accusation de distribution, de possession et d’avoir accédé à de la pornographie juvénile.

En commettant ces infractions, «on fait juste encourager» les crimes subis par des enfants, a ajouté le juge Lépine.

«Énorme»

Le délinquant avait été identifié par les autorités grâce à une base de données qui permet de cibler des utilisateurs récemment actifs et candidats au téléchargement de matériel de pornographie juvénile.

Selon un rapport, Renaud a offert entre le 3 et le 20 novembre 2019 près de 14 700 fichiers en la matière sur des plateformes de partage, selon un exposé conjoint des faits de cette affaire.

Puis, en janvier 2020, un mandat de perquisition a permis aux policiers d’investir la résidence de Renaud sur le chemin d’Oka, à Deux-Montagnes.

Le criminel détenait au total plus de 1 526 000 images et vidéos avec des jeunes âgés de 2 à 14 ans, a révélé l’analyse du matériel informatique.

Une trouvaille «énorme», a convenu le juge Lépine.

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Système automatisé

Parmi les facteurs aggravant la cause de Renaud, on relève notamment que l’informaticien avait «automatisé un logiciel pour ses recherches et le stockage», a indiqué Estée Pouliot-Voukirakis, procureure de la Couronne.

Durant l’interrogatoire qui avait suivi son arrestation, Patrick Renaud avait aussi dévoilé qu’il consulte un tel contenu depuis le début des années 2000.

Le quinquagénaire, qui a reconnu avoir un fantasme pour les jeunes filles, estimait que «les enfants qu’il [voit] sur les photos ont l’air heureux de faire ça», selon l’exposé des faits.

Selon un rapport psychosexuel cité en cour mardi par l’avocat de l’accusé, Me Michael Kevin Oates, Renaud a déjà entamé un cheminement thérapeutique et a verbalisé son désir de travailler sur la gestion des préférences sexuelles déviantes.

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