Avec l’inauguration cette semaine d’un train de nuit entre Paris et Berlin, mais aussi d’un trajet qui relie la capitale française à Aurillac, dans le sud de la France, le transport ferroviaire nocturne est de retour sur les rails.

Pour comprendre ce phénomène qui reprend de la vigueur, nous avons posé des questions à Christophe Mimeur, maître de conférences en géographie et en aménagement à l’Université CY Cergy Paris. Il s’est penché sur le service des trains de nuit en France avec son collègue Guillaume Carrouet, de l’Université de Perpignan.


Les trains de nuit, autrefois très populaires, avaient presque disparu des rails européens au cours de la dernière décennie. La liaison Paris-Berlin était absente depuis près de 10 ans. Celle entre Paris et Aurillac avait disparu il y a environ 20 ans. Pourquoi?

Le premier facteur, c’était l’apparition progressive d’une concurrence au service des trains de nuit. Il y a eu bien sûr le développement du transport aérien. Il y a aussi eu la très forte démocratisation de l’automobile, avec notamment le développement des réseaux autoroutiers. Il y a également eu une concurrence à l’intérieur du mode de transport ferroviaire avec, dans les années 1980, l’apparition de la grande vitesse. Le train de nuit est par conséquent devenu un service qui n’était plus rentable. Et donc, petit à petit, on a démantelé ce service.



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