Le programme Agir Tôt, qui vise à déceler des retards de développement chez les jeunes enfants, a permis de dépister les troubles d’apprentissage d’au moins 30 000 enfants depuis son lancement en 2019. Beaucoup de familles ont pourtant l’impression de se retrouver dans un goulot d’étranglement, à attendre plusieurs mois avant de pouvoir consulter un spécialiste qui s’occupera du suivi de leur enfant.

Ce que j’aimerais dire aux familles, c’est que l’intervention se fait par étapes, lance le ministre responsable des Services sociaux, Lionel Carmant. Dans notre tête, on est un peu fixés au point où on se dit « tant que je n’ai pas vu l’orthophoniste, je n’ai pas reçu d’intervention », mais ça, c’est une troisième étape!

Le ministre Carmant, auparavant neuropédiatre au CHU Sainte-Justine, veut rassurer les parents qui attendent : De la stimulation avec les parents, puis des rencontres de groupes, ça fait partie du processus. C’est très, très important comme message.

Il veut ainsi répliquer aux chiffres dévoilés en septembre par l’Observatoire des tout-petits, selon lequel 21 % des enfants souffrant d’un retard ne reçoivent pas de suivi dans les délais prescrits.

Dans le cadre du programme Agir Tôt, une infirmière profite du rendez-vous de vaccination de 18 mois pour faire des vérifications. Si elle décèle un retard possible dans le développement de l’enfant, les parents sont d’abord conseillés sur les façons de le stimuler. Ensuite, une rencontre de groupe, avec d’autres enfants et un éducateur spécialisé, leur est proposée. La consultation avec un spécialiste survient souvent au terme de ces deux premières étapes.



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