L’enquête du coroner sur la mort d’Amélie Champagne met les projecteurs sur la façon dont sont traitées les personnes qui ont la maladie de Lyme, mais cette jeune femme n’est pas la seule oubliée du système de santé. 

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Lara Simard est elle aussi atteinte de la maladie de Lyme, mais ne l’a pas su avant ses 29 ans. 

«J’ai été piquée à 13 ans, ça a évolué tranquillement jusqu’à 29 ans, mais il y a trois ans, ma condition a vraiment chuté», explique la jeune femme. «Je suis passée d’athlète et étudiante à ne plus être fonctionnelle et à avoir de la difficulté à me tenir debout.» 

L’invasion directe de la bactérie dans le système nerveux central peut causer une panoplie de symptômes tels que de la fatigue, des douleurs musculosquelettiques et des problèmes de concentration.

Mme Simard explique qu’elle s’est effectivement mise à ressentir des symptômes multisystémiques, qu’elle décrit comme étant «très intenses», mais qu’aucun diagnostic n’a été posé lorsqu’elle est allée chercher des réponses médicales.





TVA NOUVELLES/AGENCE QMI

«C’est quand j’ai entendu le reportage sur Amélie que ça m’a sonné une cloche», dit Mme Simard.  

Lara Simard est allée chercher un diagnostic aux États-Unis, où on a finalement pu confirmer à la jeune femme qu’elle était atteinte de la maladie de Lyme.

  • Écoutez l’entrevue avec Roxane Pelletier, conseillère scientifique spécialisée en maladies transmises par les tiques à l’INSPQ, via QUB radio:

«On se sent abandonnés et on sent qu’on ne nous croit pas», lâche-t-elle. «Souvent je sens que puisqu’ils ne sont pas capables de cibler le problème, on va nous faire croire que c’est dans notre tête.» 

Mme Simard affirme même qu’elle préférait souffrir à la maison que de se rendre à l’hôpital.  

«J’avais une condition très sévère, je pouvais perdre connaissance au bord de la douche, mais je disais à ma mère que je ne voulais pas y aller», dit-elle. «C’est l’hôpital qui m’affectait psychologiquement.» 





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Aucun soutien 

Mme Simard déplore le manque d’accompagnement médical offert par le système de la santé. 

«Pourquoi je continue?» demande-t-elle. «On n’a pas d’espoir de guérison, on n’est pas crus dans le système de santé et qu’on n’est pas pris en charge, donc ça amène beaucoup de détresse psychologique.» 

Toutefois, en entrevue au TVA Nouvelles de 20h lundi soir, le microbiologiste et infectiologue Dr Amir Khadir assure qu’une quinzaine de cliniques, qui formeront le réseau québécois des maladies chroniques complexes seront mises sur pied d’ici peu. 

Il affirme que des équipes sont présentement à pied d’œuvre pour tenter de recruter du personnel et mettre sur pied des protocoles permettant la prise en charge des personnes atteintes par la maladie de Lyme.





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