Le pédophile Roger Arpaïa ne pourra pas éviter un deuxième procès au Palais de justice de Trois-Rivières. La juge a écarté la requête d’arrêt Jordan déposé par la défense, même s’il s’est déroulé plus de quatre ans entre le dépôt des accusations et le début du procès. La juge Annie Vanasse estime qu’il n’y a pas eu de délais déraisonnables et que plusieurs reports ont été causés par la pandémie.

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Le deuxième procès de Roger Arpaïa s’est donc amorcé mardi. Tôt en matinée, son avocate, atteinte de la Covid-19, a souhaité repousser de nouveau les procédures judiciaires. Fiévreuse, Me Pénélope Provencher ne se sentait en mesure de mener un contre-interrogatoire.

Après de longues discussions, le procès s’est finalement amorcé. Le pédophile de 75 ans purge présentement une peine de cinq ans pour des crimes sexuels sur une autre victime, une fillette de 9 ans.

Après des années d’attente, la présumée victime a débuté son témoignage, isolée dans une autre salle du palais de justice.

La femme, aujourd’hui âgée de 54 ans, était mineure lorsque l’accusé aurait commis plusieurs gestes à caractère sexuel à son endroit au début des années 80. Elle aurait subi des attouchements dans la résidence de l’accusé et aurait été violée dans sa voiture.

«Je m’en veux de ne pas l’avoir dit avant. J’étais pétrifiée. J’ai pleuré après lorsqu’il est parti», a-t-elle raconté.

Un chien de soutien était à ses côtés lors de son témoignage. La présumée victime dit avoir eu peur de dénoncer pendant des années. Mais lorsqu’elle aurait su pour la petite victime de 9 ans, un sentiment de culpabilité l’aurait poussé à dénoncer son agresseur.

À cause de l’état de santé de l’avocate de Roger Arpaïa, le procès reprendra le 19 décembre avec le contre-interrogatoire de la présumée victime. La Couronne a deux autres témoins à faire entendre.





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