Pour un film qui n’a absolument aucun droit d’être bon, Wonka c’est certainement un délice. Personne n’a demandé une préquelle à Charlie [Willy Wonka] & la Chocolaterie– l’idée, franchement, est odieuse. Pourtant, le film de Paul King, le réalisateur derrière le tout aussi délicieux Paddington les films, ça marche, et ça marche à merveille.

Bénéficiant d’une charmante histoire d’opprimé, Wonka danse et chante parmi un chœur de personnages créatifs sont des méchants charmants et insidieux. Avec plein de numéros musicaux agréables (oui, Wonka est une comédie musicale), des plaisanteries pleines d’esprit, une scénographie et des effets visuels imaginatifs, le film brille du début à la fin.

Au milieu de tout cela se trouve Timothée Chalamet, qui fait un superbe travail en imitant Gene Wilder tout en s’appropriant le personnage de Willy Wonka. Il illumine chaque scène dans laquelle il apparaît, en y injectant de l’humour, de la légèreté et parfois une joie infusée de chocolat.

Le reste du casting est également des as. Calah Lane, quatorze ans, est le compagnon idéal, même si c’est toujours formidable de voir Jim Carter. Les acteurs qui jouent les méchants sont encore plus marquants, avec Olivia Coleman, Paterson Joseph, Matt Lucas et Matthew Baynton tirant tous le meilleur parti de chaque instant passé à l’écran.

Mis à part, Paul King mérite ici les plus grands honneurs. Le gars a clairement le don de proposer des divertissements charmants et de haute qualité. Comme avec Paddington, Wonka sert de répit léger face au sérieux du monde, de nos vies et, franchement, de la plupart des autres films sur le marché. C’est vraiment un délice.

Révision par Erik Samdahl, sauf indication contraire.





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