Le ministre de l’Environnement, Steven Guilbeault, n’a pas tari d’éloges sur l’accord conclu à la COP28 qui laisse entrevoir, pour une première fois, une diminution du recours aux énergies fossiles dans le monde. 

Aux yeux du militant environnementaliste devenu politicien, la déclaration finale de la COP28 représente un «résultat monumental».

«Pour la toute première fois, nous avons obtenu un consensus historique pour nous éloigner des combustibles fossiles dans les systèmes énergétiques», a commenté le ministre Guilbeault.

Dans les faits, le texte signé par les pays participants à la COP28 appelle à une «transition hors des énergies fossiles» et fait référence à une «accélération» de cette transition d’ici 2030, mais n’établit aucun objectif chiffré de décroissance pour les prochaines années.

Il n’empêche, il s’agit déjà d’un grand pas vers l’avant selon le ministre.

«J’ai participé à toutes les COP depuis la toute première. Aujourd’hui, je suis empli d’optimisme, car je vois cet accord comme une démarche collective pour protéger les populations et la planète», a assuré Steven Guilbeault.

«L’accord final nous offre la chance de continuer de nous battre pour atteindre nos objectifs climatiques. Il s’agit d’une promesse prise par tous les pays de travailler ensemble pour limiter à 1,5 °C le réchauffement de notre planète», a-t-il ajouté.

L’Alberta également satisfaite

Ironiquement, l’Alberta s’est aussi montrée satisfaite du texte adopté lors de la COP28, malgré son statut de province productrice de pétrole.

«Je suis très encouragée par le succès de l’Alberta et de la Saskatchewan […] qui ont repoussé les voix de ceux qui sont obsédés par l’accélération de la sortie des énergies abordables et durables obtenues avec le pétrole et le gaz naturel», s’est exclamée la première ministre albertaine Danielle Smith, favorable aux projets pétroliers dans sa province.

Celle-ci a dénoncé ceux qui, comme Steven Guilbeault «et d’autres activistes radicaux», militent pour sortie des énergies fossiles en les accusant de vouloir «condamner le monde à la pauvreté énergétique et à la stagnation économique».





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